La deuxième année du quinquennat du Président Emmanuel Macron est bien entamée, et sa popularité est déjà aux niveaux atteints par son prédécesseur François Hollande. Qui, lui, ne faisait rien, après avoir fait mal.

En  Mai 2017, le Président Emmanuel Macron, jeune, intelligent, brillament, même, disposait d'un capital de popularité, pas exceptionnel, ça ne se voit plus en France, mais non contestable.

Pourquoi a-t-il fondu, "comme neige au soleil" (formule fausse!), il y a une part de sa faute, il y a l'effet des attaques d'une opposition sans mérites, mais il y a, surtout, l'incompréhension d'une part grandissante d'une population qui ne comprend pas ses intentions et ses motivations. 

Il s'y ajoute les critiques des médias, qui ne sont tendres avec personne, et celles des vrais experts, qui ne comprennent pas son inertie face aux maux chroniques et réels de notre pays: économie marchande languissante, déficit abyssal qui se creuse de mois en mois (100% de notre PIB, bientôt).

L'inconscience quasi unanime de cette situation n'est pas une excuse. Un Président est entouré d'experts susceptibles de l'aider, et sûrement pas avares de mises en garde sur la situation réelle du pays. Si le pays grogne en permanence, il est de la responsabilité du chef de l'État de passer outre.

Le Président et son gouvernement disposent encore d'une confortable majorité parlementaire, malgré quelques défections.

Quoi qu'il dise, quoi qu'il fasse, le Président sera critiqué, désavoué. Mais son mandat n'est pas caduc, les mauvais sondages ne peuvent mettre en panne les dispositions de notre constitution.Écrites en prévision de ces situations de résistance, de déni de l'autorité gouvernementale. Le mandat du Président est de cinq ans, point-barre. Notre constitution ne prévoit pas l'empêchement du Président en cas de désaccord avec le parlement. Dans cette hypothèse, c'est le Président qui disposerait du droit de dissoudre l'Assemblée Nationale et d'organiser des élections législatives. C'est hors de question aujourd'hui, sa majorité est quasi intacte.

Ses ennemis ont la possibilité de provoquer de l'agitation, des grèves avec l'appui des syndicats, mais si les français n'ont pas un goût excessif de l'ordre, ils n'aiment pas du tout son contraire.

Conclusion: que le Président agisse, en expliquant ses actions, ce ne sera jamais inutile.

Sceptique