C'est ce que m'inspire le psychodrame qui vient d'agiter notre vie politique, la démission sans grande surprise de l'homme qui pensait avoir fait Emmanuel Macron de A à Z. L'indifférence de l'héritier politique, du poulain devenu destrier, et se faisant les pattes en batifolant sur le globe terrestre, lui montraient que le fils avait tué le père.

Alors, à quoi bon n'être que le soigneur, après avoir été le jockey, le dresseur? L'ingratitude finirait par se pointer, autant l'anticiper, plutôt que la subir. Ainsi se terminent les relations père-fils, quand elles ne sont que de circonstance.

Quant au "fils", il semble bien décidé à se débarrasser de toute tutelle, à vivre dangereusement sa vie d'homme libre, et maintenant de chef, en plus.

Les hommes qui l'entourent ont maintenant son âge, et ne peuvent s'en réclamer. S'ils ne le reconnaissent pas comme chef, Lui mettra les points sur les i . Ses fidèles sentiront sa façon de tenir les rennes.

Ce qui se passe ces jours-ci n'est que du très ordinaire. C'est de la vie humaine, mais celle qui ne se partage pas, qui est le sort des dirigeants.

Beaucoup de choses se sont perdues de ces filiations choisies, précaires et révocables, qui aident à leurs premiers pas ceux qui accèdent à un pouvoir réel par leur mérite, leur instinct de chefs, qui ne s'apprend pas, mais se décide. Leur ascension bouscule, laisse quelques plaies ou bosses.

Sceptique