Depuis que nous avons, avec raison, adopté le système par répartition, qui met à contribution une génération au profit de la précédente, nous persistons à nous croire en capitalisation, à voir nos retraites comme la juste rente, produite par notre épargne forcée. Si c'était vrai, c'est pour le coup que nous les vieux, serions dans la misère!*

Quand nous réclamons que nos pensions soient augmentées, ou moins ponctionnées par les cotisations, maladie en particulier, c'est aux gains des actifs que nous nous en prenons sans en être conscients.

Quand, bien avant d'être moi-même retraité, j'ai participé comme élu à la gestion de ma caisse professionnelle, j'ai été stupéfait par l'oubli par nombre de mes collègues, du fonctionnement réel de notre système, inter-générationnel. Qu'il ne permettait pas de légèreté dans l'usage de nos ressources, au risque d'être préjudiciables à ceux qui, l'âge atteint, allaient se placer dans la dépendance de notre caisse autonome, et autogérée.

Le contrôle de la Loi aurait empêché tout débordement, mais la Raison était bousculée, et devait être rappelée par le responsable finalement choisi pour sa rigueur.

L'augmentation de la CSG décidée par le Président Emmanuel Macron diminue notre pouvoir d'achat, mais nous fait participer davantage à nos dépenses de santé...qui ne sont pas les moindres de la population dans son ensemble. C'est dans la logique de l'assurance, maladie en l'occurrence. Les jeunes, quand ils sont actifs et bien-portants, payent aussi davantage, mais n'y prêtent pas attention.

Le zèle pédagogique du Président, qui rappelle le fonctionnement de l'assurance, en général, à chaque interpellation, me fait sourire, bien qu'il ait raison. Le pays de Descartes lui est le plus ingrat.

Sceptique

*Dans divers pays occidentaux, comme le Royaume Uni, les États-Unis, les retraites reposent sur la capitalisation, qui produit une rente. Beaucoup de pensions sont d'un niveau très insuffisant, et la situation actuelle des taux d'intérêt a du les réduire encore. La plupart des "rentiers" sont obligés de travailler pour compléter leurs ressources. Ce n'est pas souvent le cas en France.