Malgré tous les indices et toutes les preuves convergentes de l'implication du Prince Mohamed Ben Slimane, "régent" du Royaume d'Arabie Saoudite,, dans la liquidation du journaliste du Washington Post, l'émotion et la colère du reste du monde auront peu de chances de faire trembler le commanditaire.  "Too big, to fail!"

Donald Trump, pourtant ennemi du Washington Post, brandit son sabre et lui fait faire des moulinets, mais l'Arabie Saoudite, si elle ne le tient pas par la barbichette, a des arguments juteux auxquels le Président américain ne pourra résister.

L'histoire du monde au jour le jour charrie assez d'horreurs , pour que celle là soit vite recouverte par d'autres crimes ou catastrophes. Auxquelles la nature brute ajoute sa part, généreuse.

Je ne vois d'autres solutions que le bouder, le mettre en manque de courbettes, de le payer par virements et non en cash.

Il est licite de penser que son projet de moderniser son royaume, de le conduire à l'après-pétrole, est très mal parti.

Dans quelques semaines, j'en prends le pari, "on" n'en parlera plus. Mais sans l'oublier.

Sceptique

Note additionnelle du 17 Octobre 2018: les faits et leurs preuves visuelles ont été diffusés par la police turque, dans la nuit du 12 au 13 Octobre 2018. Les images montraient l'arrivée à l'aéroport de la mission envoyée par l'Arabie le jour  annoncé par le journaliste pour sa démarche administrative. La présence du médecin légiste du Royaume a été remarquée. D'autres images, du retour des "nettoyeurs", tous porteurs d'un paquet, ont suivi.

Les américains semblaient également parfaitement informés des projets saoudiens? Il a été fait état, aussi, d'informations émanant de la montre connectée du journaliste

Indirectement, la Turquie manifestait sa désapprobation, sa colère, face à cette expédition contraire aux bonnes moeurs internationales. Mais à la suite de "mises au point", entre les chefs d'État concernés, ces documents ont disparu. Je n'ai pu les revoir. Mes heures de veille et de sommeil m'ont permis de les visionner lors de leur mise en ligne, je ne les oublierai pas.

Sceptique