Il en était plutôt économe, ces dernières semaines, mais, par contre, il "se lâchait", parfois, avec une franchise de sa critique, qui lui faisait attribuer une morgue méprisante.

L'essentiel, le concret, c'est pour l'instant une stagnation de la politique du Président, une absence de résultats mesurables.

Nos performances économiques sont les plus faibles, en pourcentage, de l'Union Européenne, et le niveau compensatoire des prélèvements reste élevé, et continuera sûrement à s'élever. Il est vrai, aussi, que l'opinion est toujours avide de dépenses publiques, qui font d'abord des heureux. Les "Cochons de payants" ne sont pas toujours les mêmes.Les "Passeurs à la caisse" connaissent chacun leur tour.

Ces déboires font le bonheur des rivaux formant l'opposition. Ce sont autant de chances de conquérir la fonction de Président de la République, de réparer l'injustice de 2017.

Cinq ans, ça passe vite, on parie sur une crise politique ou sociale poussant l'imposteur à la démission. De l'extrême droite à l'extrême gauche, on salive, et on aiguise les couteaux. De ces deux côtés, on ne veut pas laisser passer l'opportunité de revenir à un régime parlementaire. Bien plus confortable pour les...parlementaires!

Hier soir, le Président a demandé aux français de maintenir leur confiance....en sa volonté de maintenir son cap vers une France plus efficace, et plus juste. Une amélioration de l'économie est la condition "sine qua non" d'une meilleure justice sociale, mais ce n'est pas l'avis de tous les opposants. Dont certains envisagent une redistribution forcée. Quant au remaniement, qui s'est fait attendre par défaut de postulants, il est marqué par  la prééminence des disciples de la première heure, des fidèles parmi les fidèles. 

Du temps de De Gaulle, on les appelait les "godillots", mais ils l'ont bien aidé. Le Président Macron a droit aux siens! L'outil de la constitution complètera ses forces. À lui, cependant, de s'autoriser à prendre la barre fermement, de s'occuper de la France en priorité.

Sceptique