Le Président Donald Trump ne voit que les dollars qu'il pourrait perdre ou gagner dans cette affaire, mais pas plus loin. L'idée que son partenaire soit réellement affaibli par la désapprobation internationale, d'une part, et par le reniement de ses plus fidèles serviteurs, d'autre part, ne l'effleure pas.

Ce n'est pas Perette et le pot au lait de la fable, mais presque. Dans sa tête, il n'y a que le fric à gagner. Du mort, qu'il n'aimait pas, il se fiche bien.

Toutes les histoires qu'ils peuvent inventer et adopter, ne pèseront pas face aux informations que détient la Turquie. Ce n'est pas par sentimentalisme que ce pays les utilise, mais pour l'offense qu'il peut légitimement ressentir de cette intrusion meurtrière sur son territoire.

Depuis toujours, il y a des règles de politesse internationale. Leur transgression, leur piétinement, n'aboutissent pas toujours à une guerre, mais, au moins, à une offense, qu'il faut se faire pardonner.

L'immoralité, le sordide, se payent en politique, même internationale, pas tout de suite, mais un jour. Donald Trump en a fait pourtant son principe majeur. Ignare et fier de l'être, il ne doute pas de son triomphe. Son jeu en ce moment, c'est "le tir aux traités". Il vise un par un ceux qui engagent la États-Unis, et il les flingue. Imitant son modèle et néanmoins ennemi, Vladimir Poutine, il rêve de s'engager à son tour dans la course aux armements. 

L'avenir du monde n'est pas rose. Mais rouge sang.

Sceptique (quand même)