Il parait que la douleur qui afflige les français, au point de les priver de sommeil, est le prix des carburants, de tous les carburants.

Non seulement ils sont tous importés, et nous n'en faisons pas le prix, mais en plus, les préoccupations financières et écologiques qui obsèdent nos gouvernants les uns après les autres, les ont amenés logiquement à surtaxer ce produit indispensable, à l'égal d'une drogue.

Notre illogisme néo-cartésien, applaudi par les bien-pensants, tous les français, en fait, de l'extrême gauche à l'extrême droite, en passant par toutes les nuances de la modération, nous a conduits à jurer que nous n'en chercherions plus, à jamais et nulle part sur notre territoire. Ce serment, idiot par définition, ne coûte pas cher, car, en fait, la géologie de la France n'est guère prometteuse de pétrole "normal". Ce n'est pas faute de l'avoir cherché.Nous en avions trouvé un peu, assez vite épuisé. Mais les recherches que notre unique compagnie pétrolière mène ailleurs nous font hurler d'horreur.

Quant à celui celui, potentiel, des schistes, il est excommunié, plutôt deux fois qu'une.

Normalement, notre conviction de notre intelligence supérieure aurait du déboucher sur l'éradication de la bagnole*, et l'exclusivité de ses substituts. Marche à pied, à vélo, à cheval, en trotinette....

Eh, bien, non, non et non, la voiture automobile est sacée, incontournable, irremplaçable, tant pour aller au travail et en revenir, que pour les vacances, carrément sacrées. C'est évident, c'est un constat incontestable, auquel je suis indéfectiblement rallié.

Mais alors, on fait quoi?

Faire? Vous n'y pensez pas! Il n'est pas question de faire....ah, oui, des manifs!

Ouf! On est sauvés!

Sceptique

*Je préfère cette dénomination populaire aux autres, habituelles.