Je l'ai découvert, avec le projet de le connaitre en profondeur, en 1963. J'en avais appris la langue, construite comme la nôtre, mais d'une prononciation difficile, contraignant à un rude exercice. Mais sa lecture est plus familère, la syntaxe étant identique à celle du français. 

J'en ai visité les principales villes, de lAmazonie à l'État de Sao Paolo en passant par Le Pernambouc et Rio de Janeiro, puis, au retour, une étape à Brasilia, encore en chantier.

Mon désir permanent était de rencontrer des habitants, d'avoir un court échange, dans leur langue. J'avais l'accent portugais!

Mais la vie économique était marquée par deux fléaux, sans dramatisation. L'inflation, continue, jour après jour, et la corruption, dont j'étais prévenu. Ce qui me permettait d'y résister.

Mais autrement je n'ai rencontré que gentillesse, petits soins, intérêt pour....mon intérêt, l'usage encore laborieux de leur langue.

Je ne suis pas arrivé à la décision d'un exil, trop problématique. Mais je suis resté intimement fidèle à ce pays, à sa population, à sa nature, intacte. Toujours intacte, en dépit des accusations réitérées, mais sans images probantes. Celles que j'ai pu voir assez récemment m'ont confirmé une Amazonie intacte, un océan de forêts compactes. Les déforestations réelles concernent les régions à saison sèche, dont les forêts ne sont pas denses. La forêt équatoriale n'est que peu exploitable. Elle se reconstitue très vite.

J'ai suivi ses épreuves politiques, ses dictatures militaires, non comparables à celles du Chili ou de l'Argentine.

La démocratie a été rétablie, avec ses maux, dont la corruption. La criminalité, ses 60.000 meurtres annuels, a entretenu le malaise, l'insatisfaction.  L'élection de l'ancien militaire Bolsanero est l'effet d'une réaction normale. Sa légitimité n'est pas discutable. S'il parvient à inverser la dérive, il aura mérité du Brésil et du monde libre. Rien n'indique que son pouvoir sera autoritaire, autrement que sur lui-même.

Sceptique

*En effectuant des corrections de date, j'ai effacé accidentellement des commentaires et des rajouts. L'esprit de mon analyse des  événements brésiliens persiste. On ne peut les juger à partir de nos critères français, comme nous le faisons très habituellement.