C'est ce qui ressort de ses propos récents, en lien avec la parution de "son" livre, première étape,d' un règlement de comptes.

Avec son ex-mari et ex-Président, et son harem.

Comme Lui ne cache pas son envie de revenir à l'Élysée, se venger de celui qui l'a coiffé d'un bonnet d'âne, Elle, la mère de ses enfants, entend bien lui faire payer ses humiliations, lui contester son "droit au retour".

Pourquoi pas elle, s'avise-t-elle, se remémorant son duel avec Nicolas Sarkozy.

Le problème est qu'elle n'est pas la seule à revenir sur ses pas. 

Quand elle est entrée en scène présidentielle, en 2007, adoubée par le parti socialiste, au terme d'une sélection interne, malgré ma préférence, je mesurais les avantages possibles de l'élection d'une femme à la Présidence de la République, une nouveauté pour notre pays.

Ellle a, hélas, égrené en peu de jours un nombre impressionnant de bourdes, ne pouvant que faire douter de sa compétence. Un fossé l'a vite éloigné de son rival, bien plus à l'aise, fort de son expérience de Ministre de l'Intérieur. 

Sarkozy fut confortablement élu. La seule menace, la seule ombre lui vinrent du Maire de Pau, François Bayrou, également candidat, et approchant des 20% d'intentions de votes. Cette menace se réduisit à l'approche du premier tour.

Ultérieurement, Ségolène Royal fut élue Présidente de la Région Poitou-Charente. Accablée de critiques, en conflit sérieux avec son Assemblée Régionale, Ségolène Royal ne remonta pas sa cote. Elle entra en écologie militante, peu exigeante en matière de science, au profit de la foi.

François Hollande, vainqueur de Nicolas Sarkozy en 2012, commença par s'occuper de sa vie privée, toujours, ou déjà compliquée, avec échange standard de compagne officielle. Il y eut, parait-il, de la vaisselle cassée à l'Élysée.

Les difficultés du challenger Emmanuel Macron, bien élu en 2017, mais vite freiné dans son dynamisme promis, donnent des ailes à ses rivaux. Presque tous les survivants du quinquennat de François Hollande se voient se refaire une santé, dans la mouvance d'un François Hollande reprenant du poil de la bête. Un pari risqué. Mais la vie politique en consomme beaucoup!

La rancoeur de Ségolène Royal envers le père de ses enfants (entre autres), l'incite,elle, à se refaire les muscles. Il lui manque un électorat sûr. Depuis longtemps démobilisé ou dispersé. Elle dispose de deux bonnes années pour se retrouver des électeurs. Elle a une confiance dans sa doxa écologique. Le problème est le doute qui la saisit, dès qu'il faut la mettre en actes...impopulaires. 

Sceptique