La conviction que le changement climatique constaté, en fait, modeste, n'est du qu'à la surconsommation d'énergie fossile, ne peut que pousser à la réduction de cette consommation.

Mais le risque que provoque le coup de frein apparait alors, les effets économiques et sociaux, analogues à tous ceux qui accompagnent une vraie récession.

Le caractère artificiel de la récession convenue entre les diverses puissances, a le même effet que le freinage brutal d'un camion chargé de marchandises, ou d'un autocar chargé de passagers. L'inertie se transforme en force brutale, qui blesse les corps, les tue parfois.

Le freinage brutal est-il la solution la plus sage à nos inquiétudes, à nos calculs prévisionnels?

On en voit les conséquences politiques en ce moment, où la population ne peut adhérer aux inquiétudes des responsables. Oui, mais ce n'est pas possible, résume l'opinion majoritaire, reconnue valable par les politiques, pris entre deux pressions. 

La vie continue disent les citoyens angoissés, dont l'obsession est le présent, la vie, le travail, l'école, et....les vacances. Dont on peut dire tout le mal qu'on veut, sans troubler leurs ayant-droits.

Depuis le temps, en années, où cette angoisse empoisonne la vie des hommes actifs, et plus encore celle des passifs, je ne vois aucune mesure radicale, prometteuse d'un retournement de l'évolution du climat. De toute façon, il bénéficie d'une inertie, imposée par la géographie et la mécanique céleste

Sa place dans la politique n'est que source de haine, ou d'un sentiment d'impossibilité. 

Aucun programme mondial de réduction des activités humaines et de leurs besoins d'énergie ne pourra recueillir une approbation unanime. La terre est trop grande, les hommes sont trop nombreux.

Plutôt que ramer contre le courant, je pense plus sage l'adaptation à chaque problème qui se présente. 

Les architectes et les constructeurs de maisons sont au premier rang des experts. J'ai proposé dans un texte plus ancien, que la recherche aboutisse à des toitures réfléchissantes, qui remplaceraient nos tuiles et nos ardoises. Quant aux murs, ils doivent être épaissis vers l'extérieur. Ce serait plus efficace que le contraire, pourtant plus facile.

Il est probable que dans un certain temps, l'humanité devra restreindre ses déplacements de découverte et de loisir. C'est totalement contradictoire avec l'annonce d'une fabrication par milliers d'avions de ligne moyens et longs courriers.

Pour des raisons de prix de revient, malgré les hausses décidées par le marché, les produits pétroliers ont encore l'exclusivité de l'avenir. Ils sont encore abondants sous formes de semi solides, qu'il faudra craquer. De la pollution en perspective. Mais il faudra faire avec.

Pour faire autrement, comme aimeraient les écologistes, il faudrait accepter une régression dangereuse, car source de guerres, entre gagnants et perdants. On n'a jamais vu des perdants contents.

Les dirigeants dans notre avenir ne seront pas à la fête. Probablement, nous, non plus.

Mais la fin du monde est très improbable, à si court terme.

Sceptique