Ce concept de Novlangue, une langue appauvrie en quantité de mots et de concepts, et aussi modifiable à l'initiative du pouvoir politique, selon ses besoins (additions)ou ses nécessités(suppressions), a été la trouvaille, impérissable, de l'écrivain anglais George Orwell, auteur de 1984. 

C'est une caricature d'un régime pourtant discret, presque secret, celui de l'URSS. Mais vu de près par l'écrivain, un moment adepte du communisme.

La note plus complète trouvée sur Google*, à propos de ce livre, souligne l'intérêt politique de l'appauvrissement d'une langue, ou de tout savoir, par ses effets de réduction de la pensée, de la discussion à la recherche de la vérité, ou de son évocation.

La mésaventure subie par le Président Macron, qui a osé mentionner le nom, le grade, et le rôle du Général **** dans la bataille de Verdun, est démonstrative de la vigueur de ce concept de novlangue.

Le mot " ****" n'existant plus, l'homme porteur de ce nom, sa vie, son oeuvre, bonne ou mauvaise, ne disposent plus de signifiants porteurs, et sont rayés de l'Histoire.

Heureusement, il a été un célibataire endurci, et n'a laissé aucune descendance portant ce nom (il y a encore des homonymes dans sa région d'origine, mais en mesure de nier tout lien familial récent avec  le général*****.

Je pense qu'il n'est pas vraiment utile que je poursuive ma réflexion sur ce "fait de société", le verrouillage, la possession exclusive de l'histoire française par les bien-pensants.

Ma conception de la mort ne s'embarasse d'ailleurs pas de ce qui la suit. Le souvenir, la mémoire, sont des problèmes de vivants.Ils se tueraient volontiers pour cette cause.

Sceptique