Ma première réponse est OUI, mais à condition que ce soit la nôtre! Hier, Emmanuel Macron s'est beaucoup manifesté, allant au devant des citoyens se trouvant sur son chemin, et a tenté le dialogue avec eux, de connaitre leurs attentes, de leur faire connaitre ses intentions. Beaucoup lui ont notifié qu'il n'était rien pour eux.

Ce qui en dit long sur notre niveau démocratique. Chacun, selon son opinion, reconnait, ou ne reconnait pas, la légitimité des élus de tous niveaux."Je n'ai pas voté pour lui" dispense le locuteur de toute obligation civique, quand elle n'est pas liée à une sanction.

Je le rappelle, mais, à mon âge, je peux dire que c'est une vieille caractéristique de notre civisme. Nous serions plus heureux d'avoir l'exclusivité du droit de vote. Qui a été sur registre lors de notre révolution! Ce qui encourageait à bien voter. Les soviets n'ont pas inventé leur système, simplement mieux camouflé. Quand on a trouvé la vérité, l'erreur est faite de tout le reste!

Nos élections périodiques, et leur cortège de grimaces et de dénis, de contestations, parfois justifiées et prises en compte, révèlent la mauvaise* foi qui nous accompagne. Les procédures du dépouillement, de l'enregistrement des résultats, de leur transmission à la Préfecture, sont très rigoureuses. Les bulletins contestables, sont mis à part, vérifiés collectivement, et signés par au moins deux scrutateurs. Cette pureté de nos votes n'a été atteinte que vers les années....1960, selon mon estimation. Je la crois très fiable à peu près partout, de nos jours.

Si nos votes sont maintenant à peu près toujours validés par les opinions, ils ne sont pas toujours reconnus comme légitimes par les candidats, qui leur cherchent des puces!

Celles, caricaturales, des dictatures, trouvent parfois chez nous des yeux de Chimène, et les regrets de ne pas avoir leur chance.

Ma conclusion sera sévère. En majorité, nous n'aimons pas la vérité.

Sceptique

*"Il n'y a qu'une foi...la mauvaise (J.P. Sartre)