Son collègue français, Emmanuel Macron l'a quelque peu taquiné, en citant les États-Unis comme adversaire possible d'une armée européenne réelle. Après le délai nécessaire pour percevoir l'insolence du Président français, le Président Trump a rugi de colère, et s'est fendu d'un tweet urgent, et vengeur.

Mais après un "embrassons-nous, Folleville" d'un Macron pas contrit du tout, le lion newyorkais s'est calmé, est revenu dans la réalité. Il a dit:"des sous!", des sous pour l'OTAN, auquel les européens ne cotisent pas assez. Les pauvres!

Le Président Macron n'a pas dit non, mais, à part la Fance et l'Allemagne, le Royaume-Uni, sans doute, quel autre pays membre en aura les moyens?

Par ailleurs, je ne suis pas le seul à avoir compris que la majeure partie des membres de l'OTAN, se fournit en matériel chez l'Oncle Sam!

De plus, la liberté et la sécurité des pays de l'Europe, maintenant tous libérés de l'emprise soviétique, sont un vrai soulagement pour les forces de l'OTAN. Le contact est direct, une mauvaise surprise est difficile à mettre en oeuvre.

Le Royaume-Uni, allié de toujours des États-Unis, possesseur de l'arme nucléaire et de ses vecteurs, tire quand même la langue pour les financer.

La France, aussi, entretient une force de dissuasion autonome, sur laquelle elle a exclusivement la main. Mais qui s'ajouterait au potentiel de l'OTAN, en cas de crise grave.

Je reviens à notre partenaire singulier par son caractère et son capital culturel. Première tuile hier, il voulait visiter le champ de bataille de Bois Belleau, où les marines américains se sont distingués en 1918. Mais il voulait s'y rendre en hélicoptère, et le beau temps de Washington n'avait pu le suivre. Il fallait faire avec notre mauvais temps. Too much, trop risqué, ce sera peut-être pour aujourd'hui!

On a pu se consoler, question caractère, avec Angela Merckel, la chancelière allemande, prise sous son aile par notre président, qui l'a tenue par le bras à Rethondes, lieu saint de la Grande Guerre, reconstitué après chaque démontage. Le dernier eut lieu dans les années 1940, après la signature de l'armistice avec le Maréchal Pétain, demandeur. Angela Merckel semblait toute émue, presqu'écrasée, lors de cette cérémonie.

Ce matin, ce sera la célébration officielle de la fin de la grande guerre, avec les chefs de tous les états participants, parmi lesquels Vladimir Poutine, l'héritier russe, et Raycip Erdogan, le turc. 

J'y assisterai en différé, car dans notre village, anéanti dès le début de la Grande Guerre, nous sommes fidèles à l'hommage à nos morts, tombés ailleurs.

Sceptique