Ils et Elles vont marcher derrière les "gilets jaunes", ces automobilistes qui pensent que leur action va permettre d'en finir avec le carburant cher.

Ils et Elles imaginent récolter un bénéfice politique de leur soutien, de leur apparition dans les cortèges et sur les points de manifestation.

Comme ils n'obtiendront rien qui résistera à la réalité, celle de notre manque de pétrole, et encore moins d'idées, il serait normal qu'ils ne retirent aucun bénéfice, politique ou affectif, de ces actions.

Le pétrole et ses produits se vendent à un (trop)bon prix, parce qu'ils se raréfient, mais aussi parce que leurs producteurs essaient de faire durer leurs gisements. C'est aussi la seule condition pour que les produits de substitution, produits par les hommes, puissent atteindre une valeur couvrant les investissements et la valeur du carburant artificiel.

Mais nous ne pourrons échapper à une évolution technologique rendant caduque les carburants minéraux, extraits du sous-sol.

Pour nos accrocs au moteur à explosion, doutant de leur remplacement rapide et bon marché par l'électrique, il n'y a donc que le refus violent des prix des carburants pétroliers. Ils sont assez intelligents pour comprendre cette évolution, mais ne voient que le déni comme moyen d'un sursis, payé par tous les français. Comment? Aux politiques de trouver le truc.

Lever le pied sur l'accélérateur, (beurk!), organiser leur co-voiturage, avec les autres victimes (et si on se dispute?), semble leur paraitre plus difficile et moins sûr que les manifs et les blocages. À très court terme peut-être. Mais le vrai futur ne changera pas.

Par ailleurs, la complaisance apparente du gouvernement est très douteuse, et à court terme, car les faits sont têtus, et le resteront.

Sceptique

Je ne peux m'empêcher d'ajouter que je ne vois pas ce que les politiques complaisants peuvent espérer de leur....complaisance. Les élections ne sont pas pour demain, et je ne vois pas pour qui elle pourraient être triomphales!