La dénonciation, dans la publication Causeur, de l'attitude de notre Président envers celui de la Serbie, invité aux commémorations du Centenaire de l'armistice de 1918, mais "mis au coin", a attiré mon attention. Était-ce une gaffe injustifiée et gratuite?

C'était, manifestement, l'opinion du contestataire, qui soulignait les liens positifs anciens entre la France et la Serbie. Étions-nous témoins d'une muflerie officielle, injuste?

Ma mémoire, rafraîchie par une recherche, m'a ramenée dans la décennie 1991-2001, pendant lesquelles se sont déroulées les guerres menées par les serbes, contre les autres parties de la yougoslavie, privée de la poigne communiste de Tito, décédé.

Ce ne furent pas des guerres en dentelles. Elles furent à la fois nationalistes et religieuses. Les peuples islamisés il y a plusieurs siècles par les turcs, furent particulièrement maltraités par les orthodoxes serbes. Qui ne firent pas davantage de cadeaux aux catholiques croates. 

Les liquidations pour cause d'hérésie et de séparatisme firent scandale en Europe et dans le monde, et des forces internationales, dont des françaises, furent envoyées au secours des victimes potentielles, encore en vie.

Des massacres, d'hommes jeunes ou moins jeunes, furent commis çà ou là par les nationalistes serbes, se voulant héritiers de la Yougoslavie, destinée à être la Grande Serbie.

La plupart des chefs serbes eurent à répondre de leurs crimes de guerre, entrant dans la catégorie des génocides. 

Ces évènements sont peut-être mieux mémorisés par nos dirigeants que par les citoyens, la preuve en est. Ils font partie de la part d'histoire contemporaine de leur formation. L'affaire est encore trop fraiche pour être classée. La fraternité des champs de bataille de l'Orient, en 14-18, ne voile pas les horreurs des conflits des années  1990-2000. 

Bouderie d'État, ou d'un témoin contemporain des guerres yougoslaves, seul l'intéressé le sait*.

Sceptique

*Ça me rappelle notre propre fracture sur la personne du Maréchal PÉTAIN. Sa conduite de la bataille de Verdun est elle effacée par l'armistice de Juin 1940, et l'abolition de la République, remplacée par l'État Français, ou non?

Passions, et Raison, ce n'est pas la même chose.