Il y a depuis peu une campagne médiatique appuyant une revendication de retraités dont les pensions sont inférieures à mille euros par mois, leur augmentation pure et simple, assignée aux caisses de retraite concernées.

Ce serait une mauvaise solution, qui devrait entrainer, logiquement, une baisse des pensions perçues par ceux qui ont rempli toutes les conditions fixées par la caisse en question, durée de la carrière, montant des cotisations fixées par les gestionnaires. 

Il ne serait pas juste, non plus, d'augmenter spécifiquement les cotisations des salariés en activité, cotisant à cette caisse complémentaire, sans aucun avantage à attendre. 

Le traitement de ces situations particulières ne peut échoir qu'au "social", géré à l'échelle du département, au terme d'une enquête sur les causes de cette faiblesse de leur pension. Une allocation compensatrice pourra alors être attribuée, permettant d'atteindre le minimum vieillesse légal.

L'unification des systèmes de retraite par répartition, "à points", pièce maitresse du programme du candidat Emmanuel Macron, en préparation, facilitera le rapprochement des pensions, à âge de départ en retraite, égal.

Cette réforme prévoit aussi l'égalité des droits acquis par un même montant des cotisations. Quant à la compensation des situations particulières dont il est question dans cette campagne, qui continueront sûrement dans l'avenir, c'est à la solidarité nationale qu'elle devra être imputée.

Les retraités doivent se rappeler que la pension qu'ils reçoivent n'est pas leur argent, mais celui des actifs qui travaillent et cotisent. Les résultats de ce système sont bien meilleurs et plus sûrs que la rente qui l'a précédée, et qui est encore pratiquée par les caisses d'autres pays. 

Les retraités français ne mesurent pas leur avantage, en quantité (pension payée), et sécurité (des finances de leurs caisses, de base et complémentaire).

Sceptique