C'est la situation concrète que nous vivons depuis un mois et demi, entre des actions "populaires" qui ne le sont pas forcément....pour ceux qui les subissent. À la Télé, on peut applaudir Guignol, mais dans la rue, il faut chercher son salut dans la fuite, car César est débordé.

Les références des deux camps sont claires. Les gilets jaunes et leurs soutiens intéressés, d'extrême gauche et d'extrême droite, sauront quoi faire d'une vacance du pouvoir. 

Quant à ce dernier, il s'appuie sur sa légitimité constitutionnelle, mais sous les insultes de plus en plus denses.

Comme, finalement, l'État, les services publics, en particulier la sécurité, la police, la santé publique, et l'énergie, fonctionnent, remplissent leurs engagements, les citoyens tranquilles, non engagés, vivent leur vie de consommateurs, achètent leur Galette à la Frangipane, le cidre qui va avec, ou partent en vacances.

La Force sur les rond-points, joue au Gendarme, "contrôle" les passages, reçoit des friandises qui font mieux supporter le froid. Les vrais gendarmes courrent d'un rond-point à un autre, verbalisent les gardes, les obligent à détruire les abris de fortune, à déblayer les immondices, puis passent au suivant.

Le pouvoir républicain semble avoir choisi la patience, l'usure naturelle de tous les serments, de tous les zèles. Le pourrissement, pour résumer. Chacun de son côté prend la posture qui convient, qui fait sérieux, mais pas trop.

Les journaux, surtout les télévisés, sont contents, les flots de salive s'échangent, débordent, mais maintiennent l'audimat.

Tout ce qui est indispensable à la vie sociale, à la vie économique, fonctionne, mais est prêt à se mettre à l'abri dès qu'on voit du jaune en approche. 

En résumé, pour localiser la merde, il faut marcher beaucoup, sans se boucher le nez.

Sceptique