Très spontanément, ma réponse est NON. POURQUOI? LE PEUPLE FRANÇAIS N'EST PAS HABITUÉ À DIALOGUER AVEC SES DIRIGEANTS. UN RELIQUAT DE L'ANCIEN RÉGIME.

Le rejet haineux, le fantasme de déposer l'élu (des autres), est d'autant plus facile que les remplaçants putatifs se pressent aux pieds du peuple. De droite à gauche, de gauche à droite, c'est MOI MOI MOI!

Quant aux règles institutionnelles, à la lettre de la constitution, les vociférations de ceux qu'elles gênent, troublent les candides qui s'y reportent. Tellement leurs contestataires de toujours réclament une foire d'empoigne, l'avantage à la force.

Depuis des décennies nous votons plus pour des personnes que pour des programmes. Le flou de ces derniers s'est avéré un avantage. Les candidats peuvent s'y vautrer. Ce n'est qu'en fin de course qu'il faut être précis....pas trop.

Je ne vois, personnellement, que des mauvaises suites à la situation insurectionnelle que nous vivons. 

Pour qui travaillent les gilets jaunes? Bien qu'ils le croient, pas pour eux. La politique n'est pas leur métier. Or, elle s'est très professionnalisée en France.

Dissoudre l'Assemblée Nationale? Elle n'est pas en cause, ce serait une errreur, un suicide.

Le temps travaille-t-il pour les gilets jaunes, leur désordre, qui masque leur ambition? La situation réelle va s'aggraver, le chômage remonter en flèche. Leur solution. Aucune autre qu'une prise de pouvoir dictatoriale.  Contre laquelle le pouvoir républicain a des défenses. À utiliser, bien sûr!

La solution devait être le recours à un dispositif constitutionnel comme l'état d'urgence, et à la reprise en mains patiente de l'ordre. Les difficultés socio-économiques mettront les citoyens face à la nécessité.

Sceptique