Les semaines se suivent et se ressemblent.Chaque Samedi, à Paris et dans les métropoles provinciales quelques dizaines ou centaines de milliers d'euros de destructions stéréotypées, vitrines, mobiliers urbains, et au sommet du raffinement de la pauvreté mentale, celle de distributeurs de billets des banques.

Les capitalistes bi-smicards qui en retirent de quoi passer la semaine se mettront au pain sec, car la frippe* coûte plus cher que la baguette. Les frais de réparation seront répartis entre les clients de l'agence. Bien fait pour eux!

Encore quelques week-ends, et ces capitalistes en seront réduits au vol à l'arraché des sacs des vieilles dames ou à des agressions plus aléatoires de bourgeois un peu enveloppés. La maigreur, la tenue de pauvres, deviendront un avantage sécuritaire.

Les déclarations d'intentions, les explications et les justifications de son oeuvre à venir, que le Président combine au recueil des besoins des maires des communes de toutes tailles, semblent utiles. Mais à condition que leurs habitants ne s'enfuient pas, comme en Mai 1940! Gràce à leurs voitures, ni mitraillés, ni bombardés, le vide sera vite fait!

Faut-il que les étrangers nous aiment, aiment notre pays, pour continuer à le visiter, contournant ici une nappe faite d"éclats de verre d'une vitrine, ou là, s'écartant d'une voiture en flammes?

On ne peut que craindre qu'ils se lassent, et que leurs hôtes, hôteliers et restaurateurs, désertés, ferment et mettent leurs personnels innocents à la rue.

Si l'étape suivante est le départ de français désespérés vers ce qui reste calme en Europe, c'est à dire toutes ses nations sauf la France, 27 sur 28, que deviendront vos beaux projets? Vous présiderez la base de départ d'un sauve-qui-peut. 

Vous, votre gouvernement, votre majorité parlementaire, règnerez sur un champ de ruines, vide d'humains.

Ça ne sera pas tenable, moralement.

Alors, fâchez-vous, mettez sous le coude votre optimisme, et lancez vos forces de police aux trousses des casseurs et de leurs commanditaires, qui en sont si fiers.

Sceptique

P.S. Je pousse un peu, mais si personne ne proteste, ni ne s'alarme, jusqu'où irons-nous?

*Terme balzacien.