C'est celui qui a été organisé sur LCI et mené par David Pujadas. Il a commencé par des témoignages d'artisans et de professionnels indépendants, convergeant vers un constat: la fiscalité qui frappe ces activités petites ou moyennes, fait en sorte que ces travailleurs qualifiés et appréciés, qui dépassent largement les 35 heures hebdomadaires, ont une rémunération horaire inférieure au smic.

Une autre convergence s'est faite sur une évidence, l'État, et toutes ses annexes, politiques et administratives, coûte beaucoup trop cher. Son évolution, dans les années qui viennent, devra être une réduction progressive mais réelle de la dépense publique. Elle n'est pas encore ébauchée!

Ce sera difficile, car l'État assure des dépenses incompressibles, la Police, les hôpitaux, l'enseignement, la justice et le pénitentiaire, l'administration sous toutes ses formes, et, enfin, l'armée.. 

La seule "variable d'ajustement" semble être....la représentation politique, en nombre, et en coût unitaire. Nos représentants de tous les niveaux devront accepter une révision de leur nombre et de leur indemnité.

Personnellement, j'y voyais des inconvénients, dont l'augmentation de la distance entre le peuple et ses représentants, indispensables. Mais si nous voulons sortir d'une situation de haine diffuse et intense, étayée par la jalousie,il faut que nous laissions respirer ceux qui assurent notre vie quotidienne, notre alimentation au premier plan, les services devenus au fil des ans indispensables, comme ceux garantis aux personnes âgées et handicapés.

Il faudra, en même temps, s'occuper de la machine à sous, notre économie, cesser de traire les vaches artificielles dès la première heure, de les soigner à coups de poing ou de pied, comme dans les films comiques d'autrefois .

Sur ce dernier point, force est de constater que j'adopte le point de vue des Gilets Jaunes. On n'a jamais complètement raison, ou, complètement tort. Tout est dans la manière.

Sceptique

Note du 24 Janvier 2019: une régression, un recul de nos institutions, ne peuvent être une solution. Comme les débats actuels le montrent, nous n'avons rien à gagner à affaiblir l'État. Car il est le premier facteur d'unité de notre nation. Qui a pris l'habitude de tout lui demander, et de tout....lui refuser. Malgré les mécontentements, il est...irremplaçable.