Il faut bien honorer les chefs d'États amis de longue date, malgré les bisbilles semées au long de l'histoire. Le problème est que nous ne disposons pas de la même latitude.

Nous avons nos casseurs et nos gilets fluorescents, Eux leurs terroristes fanatiques, mais aussi, toujours, des opposants politiques sans espoir. Car la démocratie est un système trop faible dans un environnement de fanatismes divers. Il faut s'y ranger sous une bannière, sans ambiguïté.

Une crise politique en Égypte commence par un festival de fanatismes, et se termine par le recours au chef de l'Armée. Depuis Nasser, il n'y a pas eu de changements profonds dans l'histoire politique de l'Égypte. Comme dans l'ensemble du Moyen Orient. Ayons à l'esprit qu'une tuerie de touristes a eu lieu il y a deux ou trois semaines, sur un site touristique très fréquenté. Forcément un coup dur pour l'Égypte dans son ensemble. Mon sentiment est que ce résidu terroriste est problématique pour le tourisme, mais n'a pas un poids insupportable. Il oblige,  toutefois, L'Égypte à être très vigilante, et à sacrifier une bonne dose de libertés..Nous savons bien, puisque nous les surveillons de près, le plus souvent avec succès, que quelques fanatiques n'attendent que le bon moment pour passer aux actes. 

Nous avons, entre nous, la liberté, parmi beaucoup d'autres, de déplorer un déficit de libertés quand il s'impose. Nous avons à supporter les abus que cette valeur subit. Le solde ne nous exclut pas des pays libres. 

Avons-nous le droit de donner des leçons? Il me semble que la conscience de notre chance doit nous souffler un respect.

Sceptique