Ce samedi comme les onze précédents, le mouvement dit "gilets jaunes" et leurs suiveurs manifestent à Paris et dans quelques grandes villes où il reste quelque chose à casser.

Au nom du gouvernement, le Ministre de l'intérieur délègue sur les champs de bataille annoncés (c.à.d., déclarés), les forces de police présumées suffisantes. À limiter la casse et le nombre de blessés. Les morts ne sont pas prévus. C'est un compte à part.

Pendant la semaine, les "civils", c'est à dire, ceux qui travaillent et se reposent le samedi et le dimanche, travaillent.Je suppose que les combattants du samedi passé, se préparent aux combats du suivant. La guerre n'est pas finie. Tant qu'elle ne sera pas gagnée, que le président sera encore Président, que le gouvernement sera toujours le gouvernement, les députés de l'Assemblée Nationale, toujours députés, la guerre continuera.

L'objectif est le pouvoir des gilets jaunes. Ils ont de la suite dans les idées, même s'ils ne savent pas encore ce qu'ils en feront. Vider les caisses, pour le moins.

Comme le Président, son gouvernement, ses représentants, le peuple qui ne participe pas aux manifs reste coi.

Le peuple français compte les coups, et tend le cou. Le combat durera jusqu'à une victoire. Celle des gilets jaunes a encore la cote. Celle du "pays légal"* est encore largement incertaine. 

Quelle sera la solution finale? La distribution à chaque foyer fiscal de sa part du trésor public, pour solde de tout compte, ou l'état de siège, la suspension des libertés, à commencer par celle des meneurs?

Car, en fait, l'État est, on peut le dire, intact. Il fait son travail les sept jours de la semaine, sans faire de pause, sans fermer à clé ses divers services. Ses policiers, ses fonctionnaires, font leurs heures normales et leurs supplémentaires, sans broncher, sans râler. Quant aux citoyens actifs, ils le restent, sagement.

Mais jusqu'à quand? Pour le moment, c'est la saint glinglin qui se profile. Du lundi au vendredi chacun contribue, directement ou par ses impôts, à la réparation des dégâts du "week-End"

Le sirop et les promesses de sous sont-ils la bonne solution?

Sceptique

*Concept fétiche de Maurras et de l'Action Française, opposé au pays réel. Celui des gilets jaunes, entre autres, qui devraient compter aussi, bien qu'ils se taisent.