Si, "normalement", il compte sur l'approbation populaire des propositions qu'il compte faire à la fin du grand débat en cours, il sait que les réponses à ce modèle de consultation se partagent inégalement entre une réponse à la question, et une réponse au poseur de la question. 

Dans cette optique, compte tenu de son niveau de popularité, c'est sciemment qu'il envisage d'être désavoué....et de pouvoir...démissionner dignement.

Mais il sait qu'il sera promptement regretté, en raison du spectacle, peut-être bien plus, que donneront ses rivaux d'hier, les chefs des partis déclarés, et d'aujourd'hui, les gilets jaunes et leurs multiples "hommes forts"*.

Comme l'intérim sera assuré par le Président du Sénat, les risques d'un "ôte-toi-de là que je m'y mette sera réduit.

La préoccupation  contre-totalitaire ou contre-populiste rassemblera les démocrates modérés et prudents. Il ne semble pas qu'il y ait plus de risques qu'en 2017. La composition de l'électorat ne s'est pas profondément modifiée, et la puissance réelle des gilets jaunes reste à estimer. Leur popularité d'empêcheurs de gouverner en rond est certaine, leur capacité de prendre, tels quels, la relève, n'est pas évidente.

Quant à Emmanuel Macron, il pourra se muer en chef d'un parti d'opposition, forcément réduit à la suite des nouvelles législatives, mais encore respectable. Il lui faudrait obtenir un mandat, de maire, plutôt que de député, pour corriger son rapport aux hommes ordinaires. Son aptitude à la fonction présidentielle n'en sera que renforcée.

Aux résultats,

Sceptique

* Pourvu qu'il n'instaure pas d'ici là, le suffrage proportionnel!