Pour élargir quelque peu mon information sur l'imminente "élection" du Président de la République algérienne, j'ai tapé bouteflika sur google. Quatre mots m'ont sauté à la figure:"Abdelaziz Bouteflika est mort.

C'est une rumeur, selon la Présidence, qui est parvenue à dissuader les médias et d'autres témoins de poids, de la fiction. Abdelaziz est vivant, reconnaissable, mais aucun son ne sort de sa bouche. Mais son regard n'est pas vraiment éteint. Plusieurs absences d'Alger, coincidant avec des séjours hospitaliers à l'étranger, n'ont rien ajouté à la version officielle dont je fais état. Le pronostic de ces déficits vasculaires est l'aggravation, précédant un décès.

Toute l'algérie attend cette issue logique.  Mais la fiction d'une aptitude à sa fonction est maintenue par un entourage, appartenant en bonne partie à sa famille. Un "truchement", capable de comprendre les désirs du Président, et de lui faire comprendre les décisions à prendre, aurait rendu possible son maintien au pouvoir, sans préjudice pour le pays et son peuple. Personne n'est admis auprès de lui, qui pourrait informer quiconque de sa capacité réelle. 

Il n'y a pas de raison de modifier  cette situation, surtout si elle est réelle, telle est la logique de l'entourage tout puissant du Président. Il n'a pas été difficile de balayer la rumeur de sa mort. "On" n'a pas eu de mal à montrer des images du Président en vie, sans le son. Que personne n'y croie est tout à fait sans importance!

D'ailleurs, la pression subite des algériens, protestant vigoureusement contre une nouvelle candidature, ne met pas en question qu'il soit en vie, mais conteste son aptitude, et ne doute plus d'une captation du pouvoir par l'entourage. Forcément non légitimé par une élection falsifiée.

Ceux qui exercent le pouvoir réel profitent de la fiction entretenue, d'un vote acquis grâce à un mensonge sur la personne.

Les algériens révoltés auront-ils gain de cause? C'est la première fois qu'ils doutent, et protestent avec tant de force.Ça devrait faire réfléchir ceux qui profitent de la supercherie. C'est maintenant une "casserole", difficile à dissimuler comme précédemment. "Elle" empoisonnera le prochain mandat, s'il est acquis "comme d'habitude".

Sceptique