Le retour en force de la rougeole, auquel notre pays a contribué pour une bonne part, est le "retour de bâton" des campagnes anti vaccinales, très prisées dans notre pays, jusqu'à des lobbys de médecins, qui ont été entendus. 

L'étape intermédiaire a été, nécessairement, le flot de certificats de complaisance pour franchir les barrages de l'institution scolaire. La bêtise, comme elle est désignée maintenant, s'est faite banale.

Le combat ravageur contre les sciences vérifiables va-t-il faire une pause, ou carrément marche arrière? Je crains que non. Le haut du pavé est tenu par des dogmatiques adeptes de rumeurs ou de dénégations. Aucun passage par des études de sciences ne peut être compté dans leur curriculum vitae. Ils s'appuient sur le discours commun à la mode. Qu'aucun politique moderne n'a la capacité de contester. Leur formation n'est que juridique et administrative. On ne peut pas leur demander plus que ce qu'ils ont reçu. Leurs erreurs ne sont pas de leur faute.

Notre tissu social ne manque pourtant pas de diplômés de grandes écoles d'ingénieurs, d'instituts agronomiques, de facultés de médecine, de sciences biologiques. Mais ils sont, par contre, inaptes à faire un parcours politique, qui les mènerait à des responsabiltés du même ordre. "l'honnête" homme, pourvu d'une connaissance générale, n'existe plus. Il ne reste que des spécialistes, refermés sur un savoir d'expert, et suivant la carrière adéquate, loin des lieux de décision politique.

Mais comme il faut bien désigner des référents, possesseurs de la vérité, la séduction est devenue première. Le beau discours, convaincu, suffit.

La rougeole, infectieuse, dangereuse, capable de faire des morts, s'est chargée de nous faire...honte!

Pourvu que nous en retenions la leçon!

Sceptique