La dix-septième manifestation parisienne des gilets jaunes s'est déroulée sans incident particulier, mais sans conclusion. Ses organisateurs ne mettent en doute, ni leurs objectifs, ni leurs moyens d'action. Les "bavures", c'est à dire les dégâts matériels semés sur le trajet, sont l'affaire des riverains, et de la municipalité. Pour le moment, le bilan global de la journée n'est pas établi. À la nuit tombée, il ne semble pas désastreux. Mais il vaut mieux attendre le lendemain, car les ramifications sont diverses et profondes.

Quant à la suite, elle devrait être semblable. L'absence de résultat, le fonctionnement normal de tout ce qui n'est pas sous le contrôle du mouvement insurectionnel, permet de mettre la journée au compte "profits et pertes", sans qualification particulière. Le bordel ordinaire, hebdomadaire. Dont les organisateurs ne se lassent pas, ne doutent pas.

Les journalistes, spécialistes de la politique, compétents et expérimentés, sont perplexes. Les organisateurs ne se posent aucune question sur leur échec répété. Le Président et son gouvernement ne sont pas encore venus leur remettre humblement un pouvoir, dont il n'ont aucune idée de ce qu'ils en feraient. Il veulent des sous, du fric, de l'oseille, de l'artiche, quelques dizaines d'euros par mois, pour "joindre les deux bouts". C'est tout.

Comme ce serait facile si on pouvait dévaluer l'euro! En 1968, ça a été vite fait! "Vous voulez combien?"-35%! Pas de problème! Trente-cinq pour cent....On a gagné, les doigts dans le nez!

On usait encore du franc. Le soir même ou le lendemain, il a été dévalué de 35%. Les vainqueurs ne s'en sont même pas aperçus. Ils se gargarisent encore de leurs 35%! Aux innocents les mains pleines!

Nos gouvernants d'aujourd'hui sont bien coincés. Les gilets jaunes envient leur place, tellement facile.

Versons une larme sur leur réveil.

Sceptique