L'enthousiasme, la joie, des algériens de tous âges,faisait plaisir à voir après l'annonce, très réservée, du Président Bouteflika, qui ne sollicitait plus un nouveau mandat, mais....qu'il ne lâchait pas pour autant le pouvoir qui était encore le sien.

Il allait, aurait-il dit, préparer la transition entre son pouvoir, et celui qui devrait prendre la relève. Et commencer par changer de premier ministre, en promouvant celui de l'intérieur à cette nouvelle charge. Autrement dit, en français, un remaniement!

Pendant ce temps là, les algériens de tous âges "s'éclataient", en toute liberté, et fraternisaient avec les rares représentants des forces de l'ordre.

De toute évidence, ce n'est pas la fin de l'emprise du clan Bouteflika. Le petit frère a toujours la forme, et la....respecte! Les courbettes sont toujours pour l'ainé Abdel-Aziz. Par contre les beaux uniformes des Généraux sont toujours visibles. Il ne faut pas les oublier.

La question est maintenant:"Y aura-t-il un vrai changement, un pas vers ce qui mérite la qualité de démocratie, celle qui est déjà, non sans mal, notre lot.

Tout en saluant l'insurrection du peuple algérien, notre gauche bien rouge préférerait la voir bien encadrée, sur le modèle vénézuélien. Il ne faudrait pas que les algériens diffusent de mauvaises idées sur notre territoire, projettent une ombre sur le rêve de Jean-Luc Mélenchon, une France se jetant dans ses bras, s'en remettant à LUI, se donnant à LUI. C'est qu'il en a, des projets pour les français, pour la France....enfin bien soumise, au bon maitre!

Sceptique

Post-Scriptum: Je m'aperçois que je fais ce qui était reproché hier aux commentateurs des événements algériens: les comparer avec les problèmes français, loins d'être clairs et paisibles. Nous ne savons pas si nous sommes "dans l'auberge", ou "sortis de l'auberge!"