Les gilets jaunes ne voulaient, ou ne pouvaient faire, que de la figuration. Les vrais casseurs avaient pris une option sur ce Samedi symbolique, suivant la fin du Grand Débat. Le Président avait fait une escapade aux sports d'hiver, on ne l'a su qu'en fin de journée. 

Castaner (que ce nom sonne bien!), le Ministre de l'Intérieur, et ses forces armées, attendait le choc, qui est arrivé de la coalition de casseurs, qui avait flairé l'opportunité. En haut des Champs Élysées, là où tout est beau, et cher, ça a morflé!. Mais pas dans les proportions du début! Les effectifs des casseurs se sont réduits. Leur zèle a compensé, bien sûr, mais ils se sont sûrement sentis frustrés. Avec raison.

Et rapidement, bien arrosés, avec vigueur, "ils" ont décroché, laissant quelques ardoises en milliers d'euros dans ce quartier, beau à rendre jaloux, un des principaux traits de caractère de notre peuple.

Question lancinante: et maintenant? Il faut que ça s'arrête, que le peuple français reprenne une vie normale. "Elle" a particulièrement bien résisté au bordel maintenu au dessus de l'eau. Mais il y a des fuites d'argent, en fumée, ou dans les poubelles.

Ce qu'il faudrait, c'est que le gouvernement, sa police, son Ministre de l'intérieur, se fâchent pour de bon, que la peur change de camp. 

On ne l'attend pas encore du Président, toujours patient, bien gentil, bien trop. Il faudra pourtant bien

qu'il y arrive, qu'il sorte de ses gonds, qu'il se mette en colère. Il est trop pétri de philosophie, diront ceux qui le connaissent bien. Mais le pays en a besoin, il faudra qu'on lui fasse renifler de la bonne moutarde de Dijon. Jusqu'à ce qu'il vire au rouge vif, avec la rage adéquate. 

Inch'Allah!

Sceptique