À l'époque de la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron, qui promettait, qui jurait, qu'il ne toucherait pas à l'âge de départ à la retraite, calé, alors, à 62 ans, j'ai réagi par un billet sur mon blog intitulé, "une promesse que le Président Macron ne pourra pas tenir".

Le pays de Descartes est ainsi re-modelé, que la raison, dite cartésienne, a été jetée à la poubelle depuis longtemps. Ce qui n'est pas plaisant à entendre ne doit plus être dit, et le mensonge en politique est plus que permis, il est saint. Avec un T final.

Les chiffres étant têtus, les quatre opérations étant indépendantes de la politique, la promesse du Président Macron est promise au démenti dès qu'elle sera d'actualité. Bientôt. Une de ses sages ministres a gaffé, sciemment, et honnêtement, secouant l'opinion, jetant à la rue les démagogues patentés.

Qui surfent avec talent sur les vagues d'ignorance de notre peuple, convaincu de ce que la retraite est une rente, acquise par les cotisations versées.  Elle le fut si longtemps! Qu'elle est inscrite dans nos neurones!

La Ministre gaffeuse en a rajouté en sortant de sa manche le rapport cotisants/retraités, marchant d'un pas ferme de un pour un . Un actif prend en charge  un ou une retraitée !

Ça ne serait pas tenable, et, déjà, l'argent manquant pour le réglement des retraites(de base) liquidées est assuré par le budget social de notre État, premier poste de ses dépenses.

À chaque français, il manque quelques euros sur son compte. Ils lui sont restitués par l'État grâce à une ponction indolore de son compte en banque. Aucun truc de prestidigitateur n'est à l'oeuvre. C'est inodore, impalpable, invisible, mélangé à ses dépenses courantes. 

Les responsables politiques honnêtes se risquent parfois à dire la vérité: le compte n'y est pas!  Le Premier Ministre, ou son Ministre des finances, calme les inquiétudes, oppose le démenti nécessaire, met en marche le dispositif correcteur. Il est inutile d'expliquer, de justifier. Chaque citoyen a les pointes de ses index dans ses deux oreilles, le temps qu'il faut.

Comme notre peuple a la conviction d'être trompé....ce qui n'est pas faux, mais avec son accord (Il est phobique de la vérité!), le silence qui suit est d'or. Les maniaques de la Vérité finissent par avoir la bouche sèche.

Ce ne sont pas une ministre "normale", ou un blogueur têtu, qui vont forcer l'État à dire une vérité insupportable. Ça, non!

Sceptique