Jusqu'à hier-soir le terrible traitement réservé à Geneviève Le Gay, militante du mouvement ATTAC, qui défiait les CRS sur une place de Nice, est resté flou pour certains, abominable pour d'autres.

Avait-elle été sauvagement piétinée par les brutes chargées du maintien de l'ordre, qui n'engage pas les militants des mouvements "progressistes"*? Ils l'ont, apparemment, trouvée sur leur chemin, à l'occasion d'une "charge", opération de base des héritiers des chevaliers de notre moyen âge. 

Tout de suite après les faits, il a été acquis que les brutes en question étaient passés sur le corps de l'ancienne combattante, en tout bien, tout honneur, il faut le préciser. Elle a été estourbie un moment, a-t-on dit, mais a, depuis, retrouvé toute sa verve et ses convictions(Illégalité des divers pouvoirs revendiqués par le mal élu président, et ceux de ses représentants (députés, sénateurs).

Gaffeur, comme d'hab, le Président en a rajouté une louche en observant qu'une place en première ligne d'une bataille avec les forces de l'ordre, n'était pas la plus opportune pour une dame de plus de soixante dix ans. Le Président a été qualifié (par la rumeur), de mufle. La valeur guerrière n'est pas une question d'âge. Madame Le Gay est toujours d'Attac.

À suivre, ai-je envie de conclure, ce qui ne m'engage pas beaucoup. Tant qu'il y a de la vie, il y a de la pensée, bonne ou mauvaise. Bonne pour les uns, mauvaise pour les autres. La jouissance est, elle, toujours bonne!

Sceptique