C'est le sort promis et accepté des participants à une expédition sur la planète Mars, en préparation. Le retour n'est pas prévu. Trop coûteux en énergie, semble-t-il.

Même si les partants sont volontaires, enthousiastes et décidés, le suicide, de fait, qui lui est associé, me gêne.

Je suppose que les proches, parents, conjoints, enfants, sont prévenus et consentants. Mais l'imaginé n'est pas une réalité, tant qu'il n'est pas accompli. 

On me dira, "des morts, il y en a un grand nombre tous les jours. Le risque est accepté, conscient, assumé. 

Mais ça me gêne, cette issue inévitable. Imposée à ceux qui vont en souffrir.

Mes réserves n'empêcheront rien. Si je suis encore là au moment où l'événement sera accompli, j'en dévorerai les résultats, en termes de connaissances.

Après....? Rien. Mercure est un four sans flammes., Vénus, aucun charme potentiel, non plus. Et au delà de Mars, c'est vraiment trop loin, trop froid, trop hostile à l'homme. Il faudra se limiter aux robots.

On aurait pu être plus patient avec Mars, élaborer des mobiles viables. "On" a compensé par le rêve de coloniser....sans faire de tort à personne. On s'est rabattu sur le séjour court, et sans retour.

L'humanité sera-t-elle satisfaite? J'en doute. Ce n'est pas dans ses habitudes. Une bonne raison pour recommencer!

À suivre!

Sceptique