C'était le titre d'un film qui ouvrait toutes les séances de cinéma, pendant la seconde guerre mondiale, à condition d'avoir recouvré la liberté, évidemment.

Bien qu'informé du caractère "pédagogique" de ce film, et malgré ses ressassements, l'adolescent que j'étais ne se plaignait pas de ces rappels à la réalité. Dont la partie la plus motivante était encore inconnue. Son dévoilement ne fut permis que par l'effondrement du nazisme et de ses alliés et complices.

De nos jours, je l'ai particulièrement ressenti hier, ce n'est que le suspense qui précède le dénouement d'une prise d'otages, qu'on peut rapprocher des événements tragiques de la seconde guerre mondiale. Pour le moment, l'actualité n'a pas rattrapé la deuxième guerre mondiale.

Pour cette raison, la question de la motivation se repose, peut-être pour exciter la galerie. Pourquoi nous combattons revient à la charge. Parce que les faits interrogent notre faiblesse d'esprit, peut être? Pourquoi n'avons-nous pas mis plus de distance, entre nous, et les amateurs de crimes?

De quoi sont accusés d'être ceux qui se sont mis "dans la gueule du loup"?

Dans l'affaire (de prise d'otages, de l'assasinat de certains, du dénouement victorieux, mais sanglant, qu'assurent nos soldats d'élite, tout a commencé par une série d'imprudences, de confiance dans la sécurité des lieux.

Et comme il y a eu des meurtres et leur réplique, symétrique, on pleure les uns, ou on maudit les imprudents.

La seule prévention de ce type d'évènements est de ne rien faire. Ni les premiers, ni les derniers. Raconter ce qu'on peut de l'histoire, quand elle est finie.....ce n'est pas glorieux!

Depuis qu'il existe, l'homme vit dangereusement. Une vraie drogue!

Malgré la peine, malgré le chagrin, la majorité des hommes choisit les risques de souffrir et de mourir. Sommes-nous "tordus"?

Nous avons choisi, le risque, la crainte, le danger, la mort, bien sûr.

Ça dure depuis si longtemps que ça doit être inscrit dans nos gènes. Le rappel du risque nous place devant notre responsabilité. Le plus souvent, nous préférons assumer. L"homme aime la vie, mais ne s'aime pas peureux.

Sceptique