Je n'en ai pas eu besoin dans un passé récent, mais le souvenir de mon dernier passage est encore valable. Quelques heures sur un brancard à l'hôpital sud, un diagnostic faisant partie de mon histoire, et son traitement "ad hoc". Suivi d'un transfert à l'hôpital Nord, pas encore définitivement fermé. Résolution habituelle et retour au domicile.

Chaque jour qui passe se conclut par "ce n'est pas encore pour aujourd'hui".

Les urgences reposent sur le réseau des hôpitaux, régionaux, et universitaires. Les régionaux sont (moralement), gagnants. Mais une impression de sécurité se dégage de mes expériences, toutes satisfaisantes, heureusement conclues.

Je n'ai jamais été victime d'un engorgement du système (le 15, le samu, l'hosto, ses soins, son séjour. D'aucuns, dubitatifs n'y verront que la particularité de mon caractère, ou ma solidarité avec ma profession. Je ne le nie pas, mais je suis en mesure de juger qu'elle ne peut faire mieux! 

Les urgences sont victimes de leurs succès, elles ne pourront jamais faire plus. Augmenter leur personnel contribuera à leur engorgement. Le transfert de malades vus et mis en traitement devrait être considéré avec plus de souplesse. Une possessivité se niche là comme ailleurs!

Conclusion:"Ne tirez pas sur l'urgentiste!", mais n'en cherchez pas à pôle emploi! Exiger des effectifs supplémentaires relève de la pensée magique.

Sceptique