Le mot a été prononcé ce matin, sur un média. Le répéter toutes les cinq minutes ne serait pas superflu. Le crime est humain (il ne tue plus son semblable pour s'en nourrir, ou pour s'emparer de ses mérites particuliers.)

Mais pourquoi les hommes tuent les femmes plus souvent que le contraire? Parce que, diront les enfants. Parce que les hommes sont plus forts, observeront les vétérinaires.

Égalitaristes, les sociétés d'aujourd'hui se préoccupent de cette inégalité. Toujours trop tard, après la mort d'une femme, ajoutée à la liste.

Fait de nature, ou fait de culture?

Les statistiques, l'universalité, dans le temps et sur l'espace, font pencher vers le fait de nature. La culture, les cultures, opposent une résistance, un frein, aux violences de toutes sortes. Toutes les sociétés, toutes les cultures, ne sont pas égales dans ce crime, à législation comparable. Des faits de culture, généralement religieux, augmentent le féminicide. Des faits de nature, agressivité, masse et force musculaires, sont à l'avantage des mâles.

Toutes les sociétés humaines, ou presque, admettent leur participation à cette inégalité  de la criminalité, de celles des préventions, ou du traitement social ou judiciaire. La masculinité peut être une circonstance aggravante....ou atténuante!

Que pourrait-on faire (de plus)?

La castration des nouveaux-nés masculins? ce sont leurs mères qui basculeraient dans le crime! Anéantir ce qu'elles ont réussi de mieux ne passerait pas comme ça!

Surtout que tant les mères que les pères répètent à leur petit mâle,"tu seras un homme, mon fils"!

Je n'ai pas encore rencontré de mère* censurant la masculinité de leur FILS. Elles en sont fières!

 La Réalité, celle dont on se plaint, s'impose. Le féminicide, fait de nature*, ne relève que des sanctions judiciaires d'un crime commis, que ne justifie aucune "bonne" raison. Les manifestations de jalousie doivent alerter, faire fuir, sans retour.

Complément à ce billet: Je n'ai pas rencontré durant ma pratique médicale et psychiatrique, de situation menaçante pour la vie de femmes. Mais je les ai alertées de l'irréversibilité de cette disposition masculine à la persécution de leur compagne. Il faut partir, sans retour, s'éloigner, le plus possible.Cette disposition de caractère est  rigide, . Il ne faut céder à aucune promesse, à aucune prière. Partir, le plus loin possible, garder le secret.

L'homme qui révèle sa jalousie, la violence de ses sentiments à ce sujet, ne reviendra pas sur sa conviction. Il faut l'entendre.

Sceptique

* La jalousie féminine ne libère pas la même agressivité. Mais c'est un mauvais départ.

Propos complémentaires du 7 Juillet 2019

Ils sont justifiés par l'ampleur de la réaction populaire:"Mais que fait le gouvernement?

À première vue, il semble qu'il ne peut être tenu pour responsable des mauvais choix des femmes, qui découvrent "après coups" que leur chéri est une brute. Mais, dès les premiers coups déclarés à la police, sa responsabilité est engagée. Ses représentants ont le devoir de protéger la première victime potentielle de la menace révélée.

Les représentants doivent donc être formés  à la réalité du danger, et à en informer la victime potentielle. Les conclusions auxquelles je suis parvenu peuvent constituer leur bagage. Je n'en suis pas le propriétaire. Au contraire, les propos lénifiants qui viendraient à l'esprit, éventuellement suggérés par le conjoint maltraitant, doivent être systématiquement mis en doute. C'est l'expérience cumulée par tous ceux qui ont à connaitre du problème, qui doit être le socle du discours des intervenants. "La solution est la fuite".