Je m'en suis réjoui, tellement je sentais le montage d'une exécution, la recherche d'un sac de puces. Sans être un looser, Bernard Tapie m'est toujours apparu comme l'homme à...abattre. Très malin, mais trop honnête. D'une franchise dangereuse,...ravageuse. Un encombrant! Et sans être un expert en affaires, en droit, la convergence qui a abouti à la recherche d'une condamnation et de son dépouillement, a suscité ma défiance et mon parti pris. Suffisamment formé, sur le tas, aux affaires, il a offert à ses acolytes l'accès à ses poches. Garnies et généreuses.. Quant à ses amis politiques, ils ne pouvaient supporter sa franchise, il ne pouvait être totalement des leurs.

Ce modèle d'hommes existe, la preuve. L'amitié tourne au vinaigre, la connivence au lâchage. On presse le fruit, on jette l'écorce.

Assez malin et efficace pour s'enrichir, Bernard Tapie s'est fait plumer. Sa révolte a fait durer la mésaventure. Comment s'en débarrasser a été le chapitre suivant. Il avait cru pouvoir sortir du cercle judiciaire, mais c'est lui qui s'y est fait réintégrer. Avec un rapport de forces très inégal. Mais des règles du jeu...strictes.

Les procès prennent souvent le chemin de l'interminable, et c'est le cas en l'occurrence. Qui relance le débat entre l'accusation et la défense.

Quelle tournure reprendra le procès?, nous le saurons dans quelques semaines. Bernard Tapie n'en a pas encore fini avec les robins. Les années qui viennent de s'écouler montrent qu'il vaut mieux trop que pas assez.

Sceptique