"TU NE TUERAS POINT!"L'humanité est prévenue, depuis des millénaires, de sa première faiblesse. Mais, rien à faire, elle remet çà, chaque jour, un certain nombre d'hommes gâchent leur vie en tuant un autre homme, ou une femme,  sans raison sérieuse.

Le dernier cas est le meurtre d'un vieil homme, maire d'une commune, ayant voulu appliquer la loi en vigueur en France, dans son village en particulier. Sans réfléchir, les contrevenants ont tué le dérangeur.

Le Maire dans ses droits est mort, l'un des délinquants dérangés a fait de sa chère voiture son arme, et a tué. Sans circonstance atténuante, au contraire! Sa vie est gâchée. Quelques années de prison, un certificat de criminel indécollable.

Si ce n'est pas lui qui s'en rappelle, d'aucuns se chargeront de lui rafraichir la mémoire.

Tout ça pour un délit initial réel, mais mineur et réparable. Mais au total, un crime gratuit, et absurde. Une pincée de matière grise mise en marche, IL évitait tout cela.

Ça fait partie de mes étonnements: l'abandon de la réflexion par notre espèce, seule à en posséder la capacité!

Il y a forcément, dans l'histoire de ce criminel et de son crime, une abstention de réfléchir, une soumission à la pulsion brute, celle d'un chien de défense, ou d'une guêpe. L'humanité ne peut rester indifférente à ce type de faiblesse, de démission. Elle s'y disqualifie. C'est fréquent... trop!

Il s'y ajoute des jeux dangereux et idiots. La saison est propice....la raison a besoin de vacances, aussi!

Pour le moment, il semble y avoir un respect humain à aborder ce point faible répétitif. Comme si nos moyens préventifs et curatifs ne servaient à rien. 

Mais, en fait, est-ce qu'on s'en sert?, est ce qu'on a la franchise de prévenir sérieusement, et franchement, nos....fils. Car il s'agit d'eux, en écrasante majorité. La testostérone est notre potion tragique. Malgré leurs désirs et leurs efforts, nos filles ne nous arrivent pas à la cheville, question crimes!

Et nous, les pères, ne nous manque-t-il pas le courage d'aborder franchement avec nos fils nos pulsions violentes, pouvant franchir d'un instant à l'autre la frontière du crime?

Les religions se désistent, pas seulement auprès de leurs fidèles. En leur absence de référence, en nous,  pouvons-nous  nous cramponner à notre raison?

À mon avis, il manque un chapitre à notre éducation laïque. Le "tu ne tueras pas" n'est pas religieux. Mais il doit être culturel. Et sans frontières!

Sceptique