La tragédie de Signes a fourni un modèle à quelques esprits , ça et là, alléchés par la renommée passagère des agresseurs d'un maire, dans l'exercice de ses fonctions de police. Une mauvaise rencontre qui a offert un exemple, à des esprits faibles, prompts à l'imitation.

L'imitation fait partie des motivations des hommes en situation de perplexité. Une possibilité d'imiter est saisie, et mise en acte.

Ce qui est imputable à la modernité est la répercussion des informations frappantes, diffusées légitimement par les médias. Les informations répandues à flots sont saisies, mais vite oubliées. Sauf si une situation comparable attire sa semblable, lui fait écho. La solution, immédiatement suggérée, de censurer, de rationner, les informations "pouvant donner des idées", n'est pas acceptable par une société responsable, tenant pour tels ses membres.

Qu'au sein d'un peuple, la totalité de ses membres ne soit pas au même niveau de perspicacité au même moment, dans une situation immédiate, est plus que probable, certaine, même. C'est un risque qu'il faut accepter, qui ne justifie aucune censure, dont l'idée se représente pourtant promptement.

Il y a suffisamment  d'habitants en France pour que chaque situation comme celle que j'ai prise en exemple impressionne fortement une ou plusieurs personnes, et leur suggère une  réaction se voulant apppropriée. Au fil du temps, notre population est très structurée et consciente des réactions appropriées attendues de chacun. L'organisation réelle de notre société maitrise ces réactions dictées par l'émotion, et les réserve à ceux qui en ont reçu la mission précise.

Il en résulte, globalement, qu'une faible partie de la population est mobilisable en cas de catastrophe naturelle ou artificielle, et que la majorité doit, au contraire, rester calme et disponible dans la plupart des cas. 

Il n'apparait pas indispensable d'organiser des tours de garde dans les mairies de France.

Sceptique