Les rapports réels entre les "usagers" et les cheminots ont toujours eu intérêt à être "mis sous le coude", de part et d'autre. À l'époque où ce rapport m'a concerné, celui de ma dépendance au réseau Saint-Lazare, ils n'étaient pas bons, sur tout le réseau , pour certaines lignes, franchement mauvais.Il était courant que des arrêts intermédiaires soient "sautés". Ni regrets, ni excuses, ni enregistrement de plainte. L'ivresse évidente du conducteur en cause, "passait à l'as!

Comment la situation s'est-elle normalisée, très progressivement, je n'en sais rien. Sans tambour, ni trompette, c'est sûr. Au fil des ans, l'esprit cheminot s'est rétabli. Les actions syndicales se maintenaient sous forme de grèves annoncées à l'échelle nationale. Les "inactions" comme celle qui a abouti à l'accident de Brétigny, étaient muettes. Le coup, pour l'entreprise et ses personnels a été dur, mais salutaire. L'honneur souffrait, les dénis sonnaient faux.

Un facteur qu'il ne faut pas oublier a été le renouvellement du matériel roulant, l'amélioration de sa technicité, un changement intéressant pour les personnels.

Peu à peu, de grève en réforme "a minima", la SNCF est revenue pas à pas dans le giron de la nation. Il y a encore eu de fréquents incidents, des pannes sérieuses et longues, imposant des retards aux usagers de la SNCF. Quelles évolutions de l'ambiance, du climat? Je ne peux plus en juger, mes utilisations s'étant raréfiées, en nombre, et en distances.

La prochaine transformation, annoncée, mais "pas passée", sera l'ouverture du réseau à la concurrence, comme les traités européens nous y obligent. Ça prend son temps! Mais sans ces engagements...il n'y aurait aucune perspective!

Sceptique