Il y a des incendies dans l'espace qu'on est en droit d'appeler Amazonie, mais qui n'est pas un mouchoir de poche.

Ce n'est pas courant, car la forêt qui recouvre densément les berges du fleuve et de ses affluents, est habituellement trop humide pour brûler. Mais une sécheresse inhabituelle sévirait actuellement dans cette région.

Ça se passerait en France, ou en Europe, la réaction des responsables politique serait de voler au secours des états en difficulté, comme ça se passe chaque année, en été, où la chaleur et la sécheresse causent un nombre certain d'incendies de forêts.

Mais comme il s'agit du Brésil, dirigé par un ancien militaire, pensant mal, le réflexe, dédoublé, lui impute, d'abord la mise à feu, et son entretien, pour faire monter les cours du bois, c'est sûr.

Il est exact que l'incendie de la forêt facilite le tettoyage du terrain et sa réutilisation pour les cultures et l'élevage. Ce n'est pas comme çà que nos ancêtres ont créé les régions agricoles de notre pays, telles que nous les connaissons de nos jours. À l'époque, trop humides, nos forêts ne brulaient pas. Elles ont été remplacées par des cultures et des élevages, à la force des biceps. De plus, le crime de nos ancêtres est prescrit.

Pas celui de Bolsonaro. Il nous pompe l'air, c'est le cas de le dire! Mal élu (du point de vue français), sa culpabilité d'incendiaire pèse lourd.

Adendum du jour(23 Août 2019) Des bordées d'injures (au sens diplomatique) ont été échangées de part et d'autre de l'Atlantique, entre notre Président Macron, pétri d'écologie primaire, et le Président brésilien Bolsonaro

Nos rapports avec le Brésil sont marqués par l'ambivalence, l'association de l'amour et de la condescendance. Même à cette échelle, les sentiments sont réciproques. Les dirigeants brésiliens nous rendent la pareille.

Ce que je souhaite, c'est le recours aux images obtenues de l'espace, grâce aux satellites. Chaque fois qu'ils sont sollicités, les images reçues montrent que la forêt amazonienne, qui englobe les Guyanes, est intacte. C'est au Nord, et au sud, du cours de l'Amazone, qu'il existe des zones transformables en paturages, ou en cultures économiquement intéressantes.

Si nos propres paysans se pensaient les plus heureux du monde, nous pourrions donner des leçons. Ce n'est pas le cas*. Restons modestes...si possible!

Sceptique

*Le premier et le dernier des métiers!

Addendum N°2 du 23 Août 2019: Les échanges malsonnants entre les Présidents Macron et Bolsonaro ont atteint l'aigreur maximale, et posent un problème diplomatique bilatéral grave. Notre Président distingué n'a pas traité de même son égal brésilien, au nom de son auto-désignation de gardien du climat.

Heureusement, la réalité climatique échappe au sentiment de toute puissance des politiques. Ceux qui ne partagent pas ce sentiment préféreraient la modération et la patience. Qu'ajouterait une brouille mondiale?

Il y a quelques semaines, c'est en Sibérie que sévissaient des incendies, déclenchés par la foudre, mais se propageant par contigüité. Poutine s'est débrouillé avec ses moyens. Il n'aurait jamais demandé de l'aide, et ne l'aurait jamais acceptée si elle avait été offerte.

En Europe, l'entr'aide est normale, et faciltée par ses dimensions.

Le Brésil a élu librement un Président, qui n'a pas la cote idéologique en Europe. Sa légitimité aurait du nous dispenser de lui faire la tête. C'est, hélas, une de nos mauvaises habitudes, avec la conviction d'être supérieurs. Triste!