C'est un procédé de mise en culture propre aux indiens vivant dans les zones humides que sont les berges et les îles des fleuves de l'amérique du sud, ceux dont les territoires boisés sont actuellement en feu.

Les terrains, choisis pour leur "virginité", retrouvée après plusieurs annnées sans mise en culture, appartiennent à la communauté qui les occupe. La propriété n'est pas individuelle, mais collective, tribale.

La couverture arborée est abattue au sabre d'abattis, ou coupe-coupe, et sèche sur place. Jugée suffisamment sèche, la masse végétale est mise à feu. Quand les membres de la communauté le jugent possible, ils plantent, dans la cendre,à l'aide d'un pieu pointu, des boutures de végétaux utiles: manioc, bananiers, canne à suche, en particulier. La période choisie précède une saison pluvieuse, qui assurera le cycle végétatif des boutures, les productions qui en sont attendues.

Les productions obtenues suffiront à l'alimentation de la communauté, qui y ajoute les produits de la pêche, et d'une chasse plus aléatoire, mais partagée entre autant de rationnaires.

Quelle est la place de ce procédé des brulis dans la situation actuelle, qui pourrait être un échappement au contrôle humain? Il semble évident que le phénomène  observé, dépasse le contrôle habituel.Une sécheresse, également exceptionnelle, s'ajoute aux conditions climatiques prévisibles.

La possessivité universelle qui caractérise notre civilisation à son niveau de développement, est rappelée sans ambages."Notre amazonie", répète notre Président! Nous en contrôlons un bout, mais pas bien grand! Notre pensée, ambitieuse et possessive, ne fait pas dans la modestie.

Sceptique