La saison est sèche, et il ne pleuvra pas avant décembre. Seule l'action de l'homme est disponible, pour atténuer les effets combinés de la sécheresse et des feux qui sont allumés ou se propagent.

C'est, je crois, la première fois, que se conjuguent la saison sèche et les feux de forêt, qui seraient allumés en vue de libérer plus rapidement des surfaces vouées à une exploitation plus immédiate. Les intérêts des occupants brésiliens sont mis en avant, contre ceux que présentent les mandataires des peuples d'ailleurs, conditionnés à voir l'Amazonie comme un réservoir d'oxygène qui leur appartient.

Cette présentation a l'inconvénient de pousser l'opinion internationale à considérer l'Amazonie comme un bien international, et à mettre en accusation ses occupants et ses chefs politiques, issus de leurs suffrages. Leur intelligence, leur compétence, leur souci de l'humanité, leur sont contestés.

Il faut nous rappeler que la contestation du bon usage du territoire qu'ils occupent est la première justification des occupations des territoires voisins, promus à la qualité d'ennemis. L'accusation de "nous pomper l'air", que nous mettons sous le nez des brésiliens, ne fera pas de bien à l''atmosphère.

Si telle est notre crainte, nous ne manquons pas de territoires que nous pouvons couvrir d'arbres, stimulés par de l'engrais, et un arrosage adéquat. C'est le point faible du moment! Mais la vitesse et la vigueur du développement des arbres plantés seront la récompense méritée.

C'est plus noble que n'importe quelle posture condescendante, ou la mise en doute de l"appartenance à l'espèce humaine, très disponible, encore, de nos jours.

Notre culte de la démocratie doit nous inciter à en respecter les expressions.

Sceptique