Le rêve des réunionnais d'obtenir les mêmes salaires qu'en "métropole", donne son énergie aux manifestants, décidés à arracher cette concession du Président....en tournée....du Père Noël, un peu avancée. De plus, le plan de soutien, de mise à niveau, de l'île de Mayotte, objet des plus généreuses intentions du Président, ne peut que faire saliver tous les auditeurs de tous les dom-tom, dont l'économie est plombée par son alignement sur celle de la métropole. L'égalité des salaires et des charges rend impossible toute économie de production dans nos dom-tom. Seul le tourisme peut y trouver son équilibre, le touriste, une fois sur place, n'étant plus "regardant". Tout le reste n'est que subsides compensateurs, versés par l'État, essentiellement, et par les touristes. Qu'on ne peut tondre trop ras, la concurrence n'étant jamais très loin.

Ce constat n'est pas récent. Cinquante ans bon poids en ce qui me concerne. Personne n'a osé, personne n'osera, rappeler cette vérité aux habitants des dom-tom. Qui n'en ignorent rien, mais ne pourront supporter la vérité. ON la met sous le coude, il n'y a pas d'autre solution.

Toute mesure factice, il doit y en avoir déjà, sera absorbée par une dépense publique de plus. L'État hésite. La France ultra-marine est hors de prix. Entre hors de prix et misère, il n'y a pas de marge. Nous devons assumer les séquelles de notre histoire.

Le Président Macron ne peut asséner la vérité, que les ultra-marins connaissent, mais rangent sous leur coude. Nous avons la capacité d'être solidaires, mais pas sans limites. Qui reculent sans brusquerie, pour ne pas faire mal. C'est comme ça depuis des décennies, et pour bien davantage. Une partie de l'opinion gronde, l'autre serre les fessses, la politique met de l'huile dans les engrenages. L'exemple de la misère des semblables fait réfléchir....un peu.

Sceptique