LLe Chili, pays d'Amérique du sud, a refait parler de lui ces derniers jours, rompant avec une longue période de paix civile, après la dictature, longue et dure, des militaires. J'ai la mémoire des faits, des meurtres, des disparitions, mais, surtout, des exilés sud-américains, argentins, chiliens, brésiliens, qui avaient choisi la France. Ma maison, celle oùje coule ma retraite, a été construite par un architecte chilien, exilé. Lui, et d'autres, argentins, uruguayens, chiliens, fuyant les dictatures militaires allergiques aux hommes "de gauche". J'en ai connu un certain nombre, hommes, et femmes, exerçant des métiers intellectuels (psychologie, psychanalyse, en majorité, tous repartis dès la chute, groupée, presque synchrone, des dictatures militaires. Les charmes de la France n'ont retenu personne, à l'exception de quelques enracinés, intégrés solidement.

Mais l'amérique latine reste....latine. Si le nationalisme est vif, l'engagement idéologique, à gauche, mais aussi, à droite, fait aussi partie de la sensibilité sud américaine. Qui s'exacerbe régulièrement, mais sans tomber  dans la dictature, que tous les pays de l'amérique du Sud ont connue pendant un temps. Soit de droite, soit de gauche, en réaction. Les pouvoirs politiques sont maintenant stables et libéraux, connaissant des crises d'autoritarisme, préservant les normes démocratiques. Bon sang ne saurait mentir!

La crise que connait le Chili est partie d'un problème de transports publics. Faut-il payer pour les utiliser, ou leur caractère "public" implique-t-il la gratuité de fait. Ça dépend, dirait-on en France!

En France, il est admis de payer, et licite d'esquiver (de moins en moins souvent!)

Mais à Rio de Janeiro, dans les années 1950, un touriste étranger ne prenait pas le risque d'emprunter un transport public, fgratuit, de fait. Il ne pouvait déchoir, alors qu'il avait les moyens de prendre un taxi. J'ai appliqué les recommandations de mes hôtes. Qui m'ont aussi fait valoir que les transports publics n'étaient pas entretenus, et tombaient souvent en panne.

En france, nous n'avons pas connu cette cause de clivage. Dans nos transports publics, la fraude est maintenue au minimum, et vouée à disparaitre. Il en persiste peu d'exemples.

Voilà ce que me rappelle la crise chilienne. Ellle ne semble pas risquer de virer à une dictature. C'est une période résolue!....pour ce siècle, au moins.