Le Président Emmanuel Macron s'y est frotté, avec la bonne humeur du père Noël, mais n'a pas été payé de retour. La Réunion était en pétard.

S'agissait il de mouches en incursion, ou simplement affamées?

Non, simplement, les réunionnais se plaignent d'être mal payés d'avoir à garder une île qu'ils jugent inconfortable et difficile d'entretien. Ils préféreraient Tahiti, pour ses lagons et ses plages sûres ou la Corse, proche de la métropole, et davantage gâtée, pour des raisons historiques.

Je suis de leur avis. Il y a trop de pierres, et pas assez de sable, les bains de mer sont à bonne température, mais les lagons peu profonds exposent le ventre aux madrépores rugueux. Par contre les poissons sont de toute beauté, et leur spectacle est inoubliable. Celui des requins n'est, par contre, pas recommandé. Il est possible, si on aime, de participer à des pêches au gros.

Les paysages sont grandioses, dans quelque point de l'île où on se trouve. Enfin, il y a le volcan, la fournaise, au sud-est, très souvent actif, et s'offrant en spectacle. Mais le danger, réel, oblige la sécurité de l'île à interdire les accès au volcan, dès qu'il est en éruption.

Les éruptions ne sont pas explosives, les laves sont fluides, mais les humains sont fascinés jusqu'à perdre la raison. L'administration ne peut prendre le risque de divagations près des coulées de lave. Les photos aériennes, prises par les pilotes de l'île, constituent une activité précieuse pour les deux parties, aviateurs et photographes.

Que reste-t-il aux marcheurs? Des sites drandioses, des cascades, des paysages volcaniques.

Les réunionnais sont quelque peu blasés, leurs problèmes économiques se rapellent à eux. J'ai rappelé les handicaps économiques des dom-tom, sans solution dans le contexte économique en vigueur (excessive). La solution ne semble pas encore proche. Il ne reste que l'assistance, pour la majorité des réunionnais.

Sceptique