UN PRÉLUDE À UNE GUERRE DE RELIGION? UNE PRISE DE CONSCIENCE, C'EST MIEUX!

Des français, bien chauffés, (depuis quand?), se sont attaqués à la paisible mosquée de Bayonne, y ont tiré des coups de feu, heureusement sans tuer, mais par inexpérience. De part et d'autre, on a eu chaud. Les vatenguerre de religion, particulièrement! Ils ont pris publiquement conscience de leur bêtise!

Les musulmans présents, visés pour ce qu'ils sont, musulmans, ont eu chaud, aussi, et quelques blessures. Les assaillants n'étaient pas des tireurs d'élite.

Mais tous les penseurs politiques, de l'extrême-droite à l'extrême-gauche, ont pris conscience de l'état de l'opinion, chauffée à blanc, de la voie sur laquelle le peuple français s'était aventuré. Les poitrines des  meneurs d'opinion, qui ont pris conscience de leur responsabilité, ont raisonné sous leurs coups sur leur poitrine.

Un peu de recul, trois bonnes années, permet d'équilibrer les responsabilités. Ce sont les islamistes qui ont frappé les premiers. Mais ils ont été mis hors d'état de nuire pour de bon, à quelques méfaits près.

Nous avons choisi de ne pas user de la vengeance aveugle. Il faut s'y tenir. Il n'y a qu'une façon d'être aveugle! Ne pas vouloir voir.

Bref, la société française, ses représentants lucides, ont pris conscience de la stupidité particulière d'une guerre de religions. Les serments de s'en abstenir ont foisonné. Même les porte-parole de l'islamophobie se sont mis une pièce d'or sur la langue. Un bon moyen pour la fermer!

Si nous décidions une fois pour toutes de ne plus faire un fromage des religions, y compris de la nôtre, si nécessaire, c'est pour le coup que nous serions sereins. Se convaincre, d'abord, que les religions n'ont pas d'avenir, seulement un présent. Précaire et révocable, de préférence. La préférence des dieux nous reste à jamais inconnue C'est d'ailleurs ainsi que la loi de 1905 les définit. Une croyance, partagée, mais jamais universelle.

C'est beaucoup demander, j'en suis conscient, mais ce but est unique.

Sceptique