Là où l'islam est religion d'état, obligatoire, toute puissante, Vérité avec un V, l'islam, religion, dispose d'un pouvoir  sur les populations, que la loi civile soutient, confirme.

Avant l'apparition de l'Islam, au septième siècle après J.C., c'est le christialisme qui s'était imposé aux populations de l'Empire Romain, et à ses envahisseurs de lépoque, les peuples germaniques. L'Islam arriva via l'Espagne, qu'il conquit complètement, puis passa à notre territoire, romain,  chrétien, puis germanique. Les armées arabes parvinrent à hauteur de Lyon. Une bataille incertaine arrêta leur avance à Poitiers, puis les fit refluer vers le sud. les siècles suivants ramenèrent les conquérants arabes au détroit de Gibraltar.

Ce fut aussi notre cas, jusqu'à notre révolution, qui vit rapidement la séparation de la Loi et des religions officielles. Lesquelles perdirent le soutien, l'exécution de leurs propres jugements. Les religions perdirent leurs droits séculiers, du fait de leur inexécution.

Je décrirai un autre exemple, celui de notre État Civil. Autrefois tenu par l'Église, dont l'acte de baptême tenait lieu d'acte de naissance. Ainsi, jusqu'à la mort.

Bonaparte trancha définitivement entre les deux systèmes. Seul le civil eut force de loi. Le religieux, le baptême et les sacrements avaient leur valeur propre, mais ne faisant pas loi. Il y eut deux catégories d'actes, mais une seule avait force de Loi.

La fin de notre dix-huitième siècle, marqué par les guerres napoléoniennes, avait bouleversé les rapports de forces entre les territoires chrétiens, tous européens, et les terres d'islam, vaguement unis par la puissance turque, nettement affaiblie, tant en Afrique du Nord qu'en Europe. En mer Méditerranée, la piraterie entretenue par les mahométans était affaiblie par les coups portés par les marines européennes, ainsi que par les forces navales étasuniennes, inspirées du modèle britannique, mais imprégnées de l'esprit étasunien.

Dans les années 1830, les armées françaises entreprirent la conquête de l'Algérie, mettant fin aux pirateries nord-africaines, à l'ouest, et lybyennes, à l'est. La sécurité des mers, celle de la navigation en méditerranée, constituèrent un changement considérable dans cette région jusque là incontrôlée par les marines européennes.Une nouvelle venue, la marine des États-unis, permit de mettre fin, définitivement, à toute activité de piraterie. La Méditerranée devint une mer "normale", navigable en totalité.

La suite a occupé, avec plus ou moins de bonheur, l'histoire de cette région. La liberté des mers a coïncidé avec la conquête de l'Algérie, exploit des nostalgiques de la Grande Armée et des conquêtes de l'Empire. On sait la suite, la décolonisation de toute l'Afrique du Nord.

Mais ce n'est pas une vraie fin. Une autre histoire, qui commence.

On s'aperçoit que les indépendances ne sont pas des fins. Des débuts incertains, qui ne mettent

pas fin à la phase précédente .

Sceptique