L'exploitation des informations, la préparation de l'expédition, dans tous ses détails, a été minutieuse, très réfléchie. Ses aspects punitifs n'ont pas été oubliés. L'expédition a été codée sous l'appellation Kayla Mueller, une jeune humanitaire américaine, capturée, violée, puis tuée, par Al bagdadi en personne. Mais l'objectif principal était Albagdadi, le mystérieux chef  du califat islamiste, ,plaçant tous les actes à venir de l'organisation, sous l'égide islamiste.

L'homme et sa famille se dissimmulaient dans une maison, localisée par le renseignement américain, probablement épaulé par la coalition formée contre la force djihadiste.

L'attaque ne pouvait être exécutée que par des moyens aériens adaptés, des hélicoptères, qui ne devaient partir, ni de trop près, ni de trop loin, pour ne pas éveiller la méfiance.

Quand l'attaque s'est déclenchée, sa cible a fait mouvement vers les caches préparées, emmenant ses enfants.

Al bagdadi a cependant échoué à organiser sa fuite, et acculé, il s'est donné la mort à l'aide des explosifs fixés dans ses vêtements. 

L'opération a été une réussite complète, sans effets collatéraux indésirables. Comme ce fut le cas pour le corps d eBen Laden, il a été immergé à partir d'un navire, ne permettant pas sa localisation précise, et un culte par ses fidèles.

Si l'élimination d'un chef djihadiste de ce niveau est doublement importante, vengeant ses victimes, et l'éliminant des forces ennemies, elle atteste qu'elle n'est pas invulnérable, que son camp n'a pas la victoire assurée.

Elle ne veut pas dire que la bataille est finie, que la guerre en cours, non plus. Le mouvement fanatique est gravement affaibli, et les opérations de nettoyage seront indispensables à la consolidation du succès. Il est cependant exploitable comme information: le terrorisme, sous ses pires formes n'est jamais invulnérable.