La colonisation a consisté à mettre en sécurité les populations sédentaires, adonnées à l'agriculture et à l'élevage, mais dominées et mises en insécurité par les nomades, vivant de trafics et de pliilages, mais aussi, pendant longtemps, de réduction en esclavage de ces populations pacifiques.

La bêtise de la décolonisation fut de créer des États reprenant les limites administratives françaises, réunissant ces deux populations, ces deux économies, ces deux conceptions de la nation. Le Mali était formé de deux parties, la vallée du Niger, et des secteurs du désert environnant? L'armée française maintenait la sécurité de part et d'autre, "à la demande". 

Majoritaires en nombre, les sédentaires définirent la forme et l'organisation du Mali. La partie, non cultivable, et celle qui l'était, s'arrimèrent tant bien que mal. Finalement, mal. Rongées par l'insécurité, entretenue par le fanatisme religieux, et la domination des guerriers, composés par les nomades.

Il est vite apparu que le Mali sédentaire et pacifique ne faisait pas le poids, malgré le nombre. L'intervention française rétablit vaille que vaille l'équilibre. Mais à quel prix!

Il faudra, tôt ou tard, constater l'impossibilité de garantir la souveraineté du "Mali légal" sur tout le territoire, en particulier, le désert. Qui devra être traité en Zone interdite, grâce à nos moyens aériens, opérant à distance.  Tout véhicule, tout groupe en déplacement, sera traité par les moyens aériens.

Le Mali "légal" devra renoncer, faute de pouvoir l'assumer, au contrôle des zones désertiques qui en font théoriquement partie.

Une solution politique particulière devra être pensée pour les zones qui contestent la souveraineté de Bamako.