SOPHIE PÉTRONIN EST UNE "HUMANITAIRE", VIVANT COMME TELLE, À LA SATISFACTION D'UN UTILISATEUR.

On ne voit pas pourquoi son possesseur actuel renoncerait à la maintenir captive, sans chaines ni liens, au service des populations qu'il domine, ne comportant personne qui puisse remplir les tâches précieuses, les soins, que l'otage dispense sans réticences.

Ce n'est pas elle qui se plaint de son sort, mais sa famille. Qui n'a, avec elle, qu'une solidarité, sans dépendance. Tandis que son possesseur a un lien de dépendance très concret. Ce n'est, ni un risque, ni un scrupule, qui compose l'état d'âme de son ravisseur. Au minimum, il ne dispose de personne pour la remplacer. La notion de liberté, dans ce contexte, est très relative. Sophie Pétronin ne la réclame pas, ne se rend pas insupportable pour l'obtenir, et tant qu'on a besoin de ses soins, l'otage se sent en règle avec elle-même.

Certes, il s'agit d'un esclavage qui ne dit pas son nom. Mais n'est-ce-pas un état que vivent sans broncher tant de femmes?

Sa santé serait elle un problème? Qui peut l'évaluer objectivement? Elle même en fait elle un argument majeur?  Je ne dispose d'aucune preuve d'un abus, d'une révolte de sa part. Humanitaire elle était, humanitaire, elle reste. Elle ne s'est pas prononcée elle-même sur son état.

Vivante, insiste-t-on! Heureusement!  Pas seulement pour son ravisseur! La vie, et rien d'autre! La mort efface tout. C'est bien ce que redoute le maitre en fonctions. Il doit, même, "être aux petits soins"!