Afghanistan: un ancien diplomate afghan présente une requête aux américains.

 R.A. Keshtmand, ancien diplomate, expose dans le "Monde" du Mercredi 10 Août 2011, une étrange demande aux américains. Il les somme, presque, de réaliser, avant leur départ, une organisation fédérale de l'Afghanistan, constituée des provinces, aux caractéristiques ethniques, cultuelles, linguistiques, et même religieuses, telles qu'elles étaient, avant leur unification sous la houlette russe, puis, plus récemment par les américains, soucieux de laisser aux afghans, envahis pour punir leurs dirigeants d'avoir couvé les terroristes du 11 Septembre 2001, un régime démocratique comme ils le conçoivent.

Que les États-Unis constituent eux-mêmes une fédération ne les a pas inspirés, car l'unité linguistique et culturelle initiale leur permet d'oublier cette organisation politique et administrative. Ils se considèrent avant tout comme une nation, et projettent cette satisfaction dans les projets qu'ils font pour les autres.   Cette demande est intéressante, car elle prend en compte la réalité de l'Afghanistan, celle d'aujourd'hui après dix ans de présence armée occidentale. Il existe des provinces parfaitement calmes, dont on ne parle pas, où il ne se passe aucun fait de guerre, causé par les talibans. Le gouvernement de Kaboul ne doit pas davantage y exercer son autorité. Elles sont autonomes, de fait.                                         Elle arrive malheureusement bien tard. Les alliés de l'OTAN sont engagés aux côtés du gouvernement d'Hamid Karzaï, forment et arment son armée nationale, tout en assurant l'essentiel du maintien de l'ordre et de la sécurité. Les talibans forment la force ennemie, et tenteront d'abuser de la faiblesse probable du pouvoir et de l'armée, auxquels les alliés remettront la charge du maintien de la sécurité. L'action offensive des talibans se se fixera pas de limites, elle concernera tout le pays, réunifié, pour quelque temps, par une théocratie sunnite. Un retour à la case départ pour tout le monde. 

Vent....contrariant! 

Les affolés du climat reprochent volontiers aux américains d'être butés, en matière de consommation d'énergie, et de faire passer leurs besoins avant toute autre considération. Mais, le plus souvent, on ne se réfère qu'à la position officielle des États-Unis sur la scène internationale, quand la pièce qui se joue est "L'Enfer, demain"

Cependant, en douce, les américains sont pragmatiques et ne perdent pas de vue les dommages que les besoins humains infligent à la nature. À l'échelle de leur ville ou de leur État, ils pratiquent la diversification de leur production d'énergie renouvelable. Ils se sont donc mis à l'éolien, en Californie en particulier. Comme ils ne font rien de petit ou de modeste, ils ont doté d'un coefficient multiplicateur les mensurations de nos modèles européens: 200 tonnes, 100 m de hauteur, pales de 40 m d'envergure, dont les pointes atteignent une vitesse de 300 km/heure! Il ne fait pas bon aux volatiles de croiser la trajectoire de ces couteaux. Ils sont hachés menu. Les éoliennes étasuniennes tueraient, actuellement, 440.000 oiseaux par an. Le problème spécifique de la Californie est qu'une espèce d'aigle, l'Aigle doré, est victime de ses habitudes, et paye un lourd tribu à cette nouveauté mise sur son chemin. C'est une espèce menacée et protégée.

Perplexité, donc, des inspirateurs de cette évolution énergétique, et des décideurs qui l'ont mise en actes. D'autant que le problème, esthétique, acoustique, et "avicide" des éoliennes est mondial, et que pour bien faire, pour couvrir les besoins humains en énergie, remplacer toutes les énergies "caca", à commencer par le nucléaire, il nous faudrait des forêts denses d'éoliennes, couvrant une bonne partie du territoire. "Nothing, que dis-je, nobody perfect!"

Sceptique